À Mons, l'aide aux victimes de violences sexuelles est portée par un groupe de travail mis en place par le CPAS et diverses associations et institutions de terrain telles que Brise le silence, Vie Féminine ou encore le CHU Ambroise-Paré. Or, le constat des différents partenaires est clair: les victimes de violences à caractère sexuel sont globalement peu accompagnées, alors qu’elles doivent faire face à des frais importants. Conséquence: de trop nombreuses victimes restent condamnées au silence, faute de moyens.

Pour lutter contre les conséquences désastreuses de cette précarité, le CPAS a décidé d'apporter une nouvelle aide sociale en prenant en charge les frais des victimes de violences sexuelles. On pense notamment aux frais médicaux, psychosociaux ou encore juridiques.

"Il est difficile pour les victimes de se reconstruire, car les procédures judiciaires existantes sont très lentes et les dépenses liées aux examens médicaux et au suivi psychologique importants. C'est pourtant un aspect fondamental dans le processus de guérison", souligne Marie Meunier, présidente du CPAS. "Souvent, les victimes se résolvent à avancer les frais dans l’attente de la conclusion d’un procès, quand il y en a un."

Le groupe de travail réunissant le CPAS et diverses associations a donc proposé de systématiser les interventions dans les soins psychologiques ou médicaux sur base d'une analyse individuelle de chaque situation. "Même si le CPAS de Mons met déjà en place des aides de ce type, il est important d’augmenter la visibilité de l’existence de cette prise en charge afin que les victimes sachent qu’elles ne sont pas seules", conclut Marie Meunier.