Trop souvent pour les victimes de violences intrafamiliales, le foyer apparait comme un enfer dont il est impossible de s'échapper. Comme d'autres villes, Mons offre un centre d'accueil avec assistance et accompagnement. La mauvaise nouvelle, c'est que la demande est de plus en plus grande. La bonne, c'est que ce centre va doubler sa capacité d'accueil.

On s'en souvient, le 25 novembre dernier, à l'occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Marie Meunier, présidente du CPAS, proposait d’affecter un budget de 500.000€ pour la rénovation et l’agrandissement du Service de Violences Intrafamiliales, le VIF. Mercredi, le conseil de l'action sociale a approuvé le projet à l'unanimité.

"La crise sanitaire que nous connaissons depuis plus d’un an n’a fait que renforcer la difficulté de prise en charge des victimes de violences dont le nombre ne cesse d’augmenter chaque année. Fort de ce constat, il nous semblait primordial d’agrandir notre capacité d’accueil afin de pouvoir répondre à l’augmentation des victimes, le tout en continuant à leur garantir un accueil maximal dans les meilleures conditions possibles", explique Marie Meunier. "Concrètement, ce projet va nous permettre de doubler la capacité d’accueil des victimes de violences, de renforcer leur sécurité durant la durée d’hébergement et ainsi leur permettre une reconstruction sereine."

Le service VIF met des logements sécurisés à disposition des victimes 24h/24h et pour une durée de 15 jours. Durant cette période, une solution d’hébergement à plus long terme est recherchée et le service entame toutes les démarches nécessaires à la régularisation de la situation sociale et administrative de l’hébergée. Un accompagnement psycho-socio-éducatif est aussi proposé tant à la femme hébergée qu’à ses enfants.

"Le Collège prend très au sérieux la prise en charge des victimes de violences. C’est pourquoi nous soutenons pleinement le CPAS dans son projet de rénovation et d’agrandissement du VIF. Aujourd’hui plus que jamais, il y a un réel besoin de disposer de telles structures d’accueil", ajoute le bourgmestre Nicolas Martin.

Le problème n'est pas pris à la légère dans la Cité du Doudou. Pour rappel, durant le premier confinement, alors que la plupart des services étaient fermés, la Ville de Mons avait lancé le projet "Parlez-en à votre pharmacien" qui permettait aux victimes de violences familiales de trouver un premier interlocuteur pouvant servir de relais auprès des pharmacies.