Le dernier Conseil national de Sécurité a décrété de nouvelles mesures d'assouplissement comme l'interdiction de voyage de zone rouge, même si ça reste déconseillé, la réduction de la durée de quarantaine ou encore l'élargissement du principe de la bulle de cinq.

Dans la même veine, le port du masque n'est plus obligatoire en extérieur depuis aujourd'hui. Du moins, l'opportunité d'appliquer une telle mesure est laissée à l'appréciation des bourgmestres. Du côté de la Ville de Mons, on n'entend pas baisser la garde et on s'étonne quelque peu d'un tel assouplissement proféré par les autorités fédérales.

Le Bourgmestre Nicolas Martin a en effet réuni les professionnels du secteur en cellule de sécurité afin de prendre le pouls de la situation. Or, la police aussi bien que les représentants des secteurs de la santé publique et des hôpitaux ont exprimé un avis très tranché : les derniers chiffres enregistrés pour la Belgique ne sont pas bons. "La situation montoise n’est pas la plus alarmante, mais force est de constater que celle autour de la ville (nord de la France, région du Borinage et du centre…) est inquiétante", indique la Ville de Mons par voie de communiqué.

Le port du masque reste donc d'actualité dans la Cité du Doudou. Pour rappel, il est obligatoire dans l'intramuros, aux abords des écoles, dans les parcs de Jemappes, de Ghlin, d’Obourg, du château d’Havré, la cascade d’Hyon, le Waux Hall, la place du parc, les squares Verlaine, Rooselvelt, Saint Germain et Jacobs, tout comme la place du parc et le parc des Ursulines, sur les parkings des centres commerciaux, dans la zone de loisirs du Grand Large et dans les lieux clos ouverts au public comme les bibliothèques, les musées ou les services de l'administration.

Face à la hausse des chiffres en Belgique et à Mons, devant l’évolution préoccupante de la situation sanitaire dans les régions voisines et face à l’aval unanime des professionnels de la santé présents lors de la cellule communale de sécurité, j’ai fait le choix de maintenir l’obligation du port du masque dans toute la zone de rencontre pour continuer à protéger les concitoyens et limiter autant que possible la création de nouveaux foyers d'infection", précise le bourgmestre Nicolas Martin. "Les villes qui seraient confrontées à des clusters pourraient être amenées à passer à nouveau en confinement, ce qui serait dramatique pour notre tissu socio-économique. De plus, nous pensons que n’identifier que certains secteurs du centre-ville où le masque serait obligatoire pourrait créer la confusion et rendre la mesure nébuleuse alors qu’il est déjà difficile de s’y retrouver."

La Ville de Mons rappelle par ailleurs que le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq, a reconduit l'obligation pour les plus de douze ans d'avoir un masque sur soi sur tout le territoire de la Province. Et qu'il recommande fortement l'utilisation de l'application Coronalert.