Mons

MEM propose de faire machine arrière. L'échevin Maxime Pourtois dénonce une attitude populiste.

Le projet de centrale géothermique que souhaite développer l’IDEA dans le parc des Ursulines a déjà fait couler de l’encre. Il délie également les langues au conseil communal.

Le groupe Mons en Mieux prend ainsi position contre le projet, faisant écho aux craintes déjà exprimées par les riverains. "C’est la phase de forage des puits qui pose réellement problème", estime François Collette. "Pendant un an, elle génère bruits et vibrations permanents et sur ce point, l’opposition des riverains est justifiée. Nous ajoutons que selon l’étude de l’expert public français INERIS, la surface nécessaire pour exécuter un forage en toute sécurité et isolé le mieux possible est de l’ordre de 8000 m2, ce dont l’IDEA ne disposera pas dans le parc devant les Ursulines."

Le terrain que souhaite exploiter l’IDEA appartient à la Ville. Lors du conseil communal de janvier, la majorité des élus a approuvé d’accorder à l’IDEA un droit d’emphytéose et une servitude pour le réseau de conduites. MEM s’était alors abstenu. Aujourd’hui, le groupe d’opposition propose même de rétracter la délibération du 22 janvier 2019. "Nous n’avons pas assez d’informations sur le projet. Ça ne peut donc pas être la source d’une convention parfaite puisque les conditions de la cession de droits réels ne sont pas précisées", précise François Collette qui demande au collège de désigner un bureau d’études indépendant pour trouver des sites alternatifs de forage.

Installer le puits géothermique ailleurs pour alimenter l’hôpital Ambroise-Paré comme c’est prévu, c’est également le souhait des riverains qui ne sont pas fondamentalement opposés à la géothermie. Toutefois, cette disposition entraînerait de coûts supplémentaires pour acheminer l’eau chaude jusqu’à l’hôpital. De plus, une telle disposition ne serait pas viable d’un point de vue technique selon Maxime Pourtois. "Plus on s’éloigne de l’outil, plus l’eau perd en puissance et en intérêt. La distance idéale est d’un kilomètre", indique l’échevin.

Maxime Pourtois fustige par ailleurs l’attitude de MEM. "Que les riverains nourrissent des inquiétudes, c’est normal. Mais je trouve déplorable que MEM fasse preuve de populisme et surfe sur la vague en distordant la réalité. Des réponses ont été apportées sur les craintes de nuisances. C’est un projet extrêmement sympathique qui permettrait de renforcer la collaboration avec l’IDEA et de développer une source d’énergie renouvelable."

La Ville de Mons devra émettre un avis sur le projet dans les semaines à venir. Il reviendra ensuite à la Région wallonne d’accorder ou non le permis à l’IDEA.