Le projet du parc des Ursulines faisait l’objet d’une séance d’information mercredi. Les inquiétudes sont nombreuses.

Une séance d’information était organisée à l’UMons mercredi soir à propos du projet géothermique du parc des Ursulines.

L’IDEA prévoit de forer deux puits de 2 500 m de profondeur et d’installer une centrale dans le parc afin d’alimenter en énergie l’hôpital Ambroise-Paré et peut-être d’autres infrastructures publiques si le rendement est suffisant. Le permis sera prochainement déposé. Si tout se déroule comme prévu, le forage des puits se fera en 2020. Le chantier des installations sera ensuite lancé mi-2021 avec une mise en service espérée pour mi-2023. Toute dépense qui serait engagée après l’année 2023 ne bénéficiera pas des fonds européens qui aliment le projet.

Pas question de perdre du temps donc. Mais d’abord, il fallait répondre aux questions des riverains. Le projet leur a été présenté. On notera que l’arbre centenaire sera préservé. Quant à la centrale, elle a été pensée pour s’intégrer dans le décor. Le bâtiment sera ainsi semi-enterré et recouvert d’un toit végétalisé.

Concernant les nuisances sonores, le bureau responsable de l’étude d’incidence a livré des recommandations prises en compte par l’IDEA. Un double bardage acoustique sera ainsi installé et du matériel de forage hydraulique, moins bruyant, sera utilisé.

Viennent les questions qui fâchent. Celle du charroi notamment avec 50 camions par jour pendant une à deux semaines pour l’installation et le démantèlement du chantier. Durant les travaux, il faudra compter 3 à 7 camions par jour pendant 6 à 9 mois. Des dispositions ont été prises pour éviter les petites heures, question de bruit, et les heures de pointe, question de mobilité.

Sur les risques sismiques, les inquiétudes sont nombreuses. Le projet est expérimental. "Je n’ai pas envie de servir de cobaye. À Mol, il y a des soucis", a ainsi lancé un riverain. "Pourquoi un tel projet en plein centre-ville", a demandé une autre. Le responsable du projet a tenté d’apporter toutes les réponses aux nombreuses questions, dans un climat parfois tendu. Pas sûr pour autant que les riverains auront dormi le cœur léger après cette soirée d’information.