Mons Des riverains notent des changements positifs. Martin promet d’aller plus loin.

La Ville de Mons multiplie les actions pour changer le visage du quartier de la gare. Manifestement, elles commencent à porter leurs fruits.

"Le quartier était en difficulté, c’est le moins qu’on puisse dire", témoigne un agent immobilier installé dans le quartier. "L’insécurité était devenue importante. Mais on sent que la police reprend sa place après avoir laissé les choses aller. Le cancer était là, maintenant il faut l’éradiquer. Ca va prendre du temps, mais on sent déjà un changement."

Même son de cloche dans ce magasin de vêtements. "Nous avons tout de suite senti un changement lorsqu’une caméra a été installée sur la façade de notre magasin il y a quelques mois", commente une commerçante. "Avant cela, il y avait du trafic de drogue et des gens imbibés de substances diverses qui rentraient jusque dans notre magasin. On remarque aussi plus de passage de policiers. Le quartier est plus calme."

Imaginez, fin 2020. Les visiteurs descendent d’une gare Calatrava flambant neuve. Du moins, ceux qui ont préféré le rail à la voiture qu’ils auraient pu garer dans l’un des grands parkings du bas de la ville. Ils traversent alors la Place Léopold pour remonter jusqu’au piétonnier en faisant leurs emplettes dans des commerces de qualité. Une vision idyllique pour le bourgmestre de Mons qui tranche avec la situation actuelle. Mais Nicolas Martin s’emploie à changer les choses.

"La présence policière est déjà renforcée et à partir de lundi prochain, son intervention sera déjà mieux structurée avec les prémisses de la brigade anticriminalité", souligne Nicolas Martin. "Tout se met en place pour que cette brigade soit rapidement opérationnelle. Des effectifs vont être libérés avec des policiers qui ont un profil spécifique pour ce type de mission."

L’action du maïeur ne se limite d’ailleurs pas à la sécurité. "Nous allons acheter deux bâtiments pour la maternité commerciale. Et nous sommes en train de chercher un troisième pour y aménager une grande maison de quartier qui pourra rassembler les riverains autour d’activités qui favorisent le vivre-ensemble."


Eviter les écueils

Pour éviter que les actions policières sur le terrain se résument à des coups d’épées dans l’eau, le bourgmestre prend les devants. "Nous avons pris contact avec le Parquet où nous avons eu un engagement ferme que les actions sur le terrain seront poursuivies", souligne Nicolas Martin. Quant au risque de voir la criminalité simplement se déplacer… "La brigade anticriminalité sera mobile et pourra intervenir aussi sur les axes adjacents", conclut le bourgmestre.