De nouvelles infiltrations ont été constatées, des mesures ont été prises pour ne prendre aucun risque.

Nouvelle tuile pour le Royal Albert Quévy Mons (RAQM) qui s’apprêtait à vivre un week-end particulièrement festif au sein des installations du stade Tondreau. En effet, suite aux gelées de ces derniers jours, de nouvelles infiltrations d’eau ont été constatées dans les plafonds et faux plafonds du stade. Conséquence, le système de chauffage et le système anti-feu sont hors services et un risque d’effondrement n’est pas exclu.

Impossible bien sûr pour les autorités compétentes d’envisager prendre le moindre risque. Les festivités sont dès lors déplacées vers la salle Calva de Ghlin. "La toiture a retenu une importante quantité d’eau en quelques jours et une intervention ne sera possible que ce lundi. J'ai donc pris contact avec la direction du club afin de proposer une autre solution", explique Maxime Pourtois (PS), échevin de la régie communale autonome, chargée de l’exploitation d’infrastructures sportives.

"Nous héritons d’une infrastructure lourde et vieillissante. Elle nécessite d’importants travaux de rénovation mais chaque mesure coûte extrêmement cher, on aligne les zéros ! Nous allons investir quelque 500 000 euros, destinés à ce qu’il n’y ait plus d’infiltrations d’eau ni de fuites dans les canalisations. Les accès au stade seront également sécurisés afin de limiter au maximum les dégradations. Les investissements pour simplement maintenir la structure en état sont colossaux."

Ce lundi, les gouttières devraient être désengorgées et un travail d’analyse de l’étanchéité du stade entrepris. "C’est un travail de longue haleine, très coûteux, mais il est nécessaire au risque de laisser le stade se dégrader davantage." Une importante partie de l’enveloppe budgétaire prévue devrait déjà être dégagée dans le courant de cette année 2020 et utilisée en fonction des priorités ciblées.

"Outre le travail sur les fuites et la sécurisation des accès, nous souhaitons travailler sur les vestiaires de l’école de jeunes car ceux-ci sont en mauvais état. L’an dernier, nous avions présenté un budget en déficit mais nous devrions pouvoir revenir à l’équilibre grâce à une politique d’occupation des espaces. Les rentrées financières devraient couvrir les dépenses et nous permettre d’aller de l’avant."

Une réflexion sur l’utilisation de deux tribunes avant du stade devrait également être entreprise. Pour l’échevin, le stade ne doit plus être envisagé simplement comme un outil sportif mais comme un véritable lieu de vie.