Mons

Le festival a tenu toutes ses promesses.

Après trois jours de littérature, de jeu, de musique, de rencontres et de découvertes, les portes de Trolls&Légendes se sont refermées dimanche soir. Il faudra désormais attendre deux ans avant que les trolls, nains et autres créatures ne viennent réinvestir le Lotto Mons Expo. Placée sous le signe de la mythologie, cette huitième édition aura en tout cas tenu toutes ses promesses. Près de 30.000 personnes avaient répondu à l’invitation.

Du soleil, un public conquis et une ambiance exceptionnelle auront suffi à faire de ce week-end pascal un moment inoubliable pour de nombreux visiteurs. « C’était effectivement une très belle édition, nous avons eu énormément de chance avec la météo », confirme Gauthier Fraiteur, en charge de la communication pour le festival.

À titre d’exemple, samedi, ce ne sont pas moins de 10.000 personnes qui étaient rassemblées sur le site. « Les échos sont très positifs, les gens sont agréablement surpris. Beaucoup d’entre eux découvrent le festival pour la première fois et se plongent dans cette ambiance particulière. » Une ambiance qui ne serait pas la même si le public ne jouait pas le jeu.

Cette année encore, de nombreux cosplayers avaient redoublé d’efforts et de créativité pour repousser les limites de la réalité. Autant écrire que les enfants, comme les adultes, en prenaient plein les yeux. « C’est une ambiance très bon enfant, très conviviale. Certaines créatures sont effrayantes au premier abord mais ce sont en fait des monstres en sucre, ravis de discuter et de faire des photos avec les enfants ! »

Au fil des années, Trolls&Légendes a su s’imposer pour devenir un rendez-vous incontournable, tant pour les initiés que pour les novices. Les enjeux restent cependant importants puisque l’événement doit sans cesse se renouveler. « La principale question qui se pose aujourd’hui se situe au niveau de la structure organisationnelle. Jusqu’ici, elle est totalement bénévole, ce qui nous contraint à certaines limites. »

Notamment financières. « Il faudra voir si à long terme, cette structure restera viable où si, pour amener le festival plus loin, elle devra se professionnaliser. » Ce qui permettrait d’une part à l’organisation de consacrer plus de temps encore aux préparatifs des éditions mais aussi plus d’énergie à la recherche de subsides et financements.