Mons Vincent Crépin (Ecolo) veut faire passer la loi Juliette au sein de l'administration communale.

Offrir une partie de ses congés à un collègue ? L’idée peut sembler incongrue de prime abord. Elle fait pourtant l’objet d’une loi, la "loi Juliette", passée en 2017 et partie d’un cas concret qui prouve toute son utilité.

En effet, cette loi tient son nom de Juliette de Bruyn, une fillette décédée il y a 8 ans des suites d’une longue maladie. Ses parents avaient soulevé la difficulté de pouvoir concilier travail et disponibilité auprès de l’enfant malade. C’est ainsi qu’une loi est passée pour encadrer le don de congés conventionnels.

Un don qui peut se faire sous certaines conditions. Le travailleur qui souhaite bénéficier de ce système doit notamment assumer la charge d’un enfant de moins de 21 ans atteint d’une maladie ou d’un handicap grave, ou victime d’un accident grave. L’enfant doit nécessiter une présence soutenue et des soins contraignants. Ou encore, l’employeur doit marquer son accord sur le don de congés.

Cette pratique, le conseiller Vincent Crépin (Ecolo) voudrait la permettre au sein de l’administration communale de Mons. Il va déposer une motion en ce sens lors du prochain conseil communal. "C’est en effectuant des recherches que je suis tombé sur cette loi Juliette qui m’a interpellé", explique le conseiller communal. "J’ai trouvé intéressant ce système de solidarité entre travailleurs. D’autant plus que ça peut se faire sans pression. Chacun est libre de le faire comme il veut, de façon anonyme."

Pour Vincent Crépin , le don de congés conventionnels aurait toute sa place au sein de l’administration communale. "Dans un groupe humain plus restreint, ce genre de choses peut se faire de manière naturelle. Mais dans une structure comme l’administration communale, répartie sur différents sites, il est nécessaire d’organiser la mise en place de cette solidarité", poursuit l’Ecolo. "Cela relève aussi du bien-être des travailleurs. L’employeur doit être attentif à des situations particulières qui, malheureusement, peuvent arriver à n’importe qui."

La motion de Vincent Crépin sera soumise au vote des élus lors du prochain conseil communal, le 28 mai.