Mons Une mesure destinée à favoriser l’encadrement de la prostitution à Mons.

Son impact ne va pas révolutionner les finances montoises, mais elle a malgré tout animé les débats sur le budget. La taxe communale qui frappait les bars à hôtesses est supprimée à Mons.

Une décision qui veut coller à la réalité de la prostitution dans la Cité du Doudou. "Il n’y avait plus que deux établissements de ce type", explique le bourgmestre Nicolas Martin. "En effet, la prostitution a évolué. On la retrouve dans la rue, mais aussi dans des logements privés où nous ne pouvons pas mener, de concert avec les associations, le même travail d’accompagnement. Nous préférons donc maintenir ce type d’établissements que l’on peut encadrer. Or, avec la taxe, les deux bars qui restent auraient dû mettre la clé sous la porte."

Un cadeau fiscal, alors que les finances publiques ne pètent pas la forme ? "La taxe est de 8.000 euros et il n’y a plus que deux bars à Mons. L’impact sur les finances est donc pratiquement nul", réplique Nicolas Martin.

Pas de petites économies pour Georges-Louis Bouchez qui estime que l’argent de la taxe aurait pu être utilisé de façon utile. "On aurait pu par exemple aménager la taxe immondice pour les personnes qui utilisent des containers de sociétés privées et n’ont pas recours à l’HYGEA", estime le leader de Mons en Mieux.

Une idée qui vaut dans la mesure où les deux bars auraient continué à payer la taxe. Or… "Si nous continuons à imposer cette taxe que ne paient pas les prostituées dans la rue ou dans des logements privés, les deux bars qui restent devront fermer leurs portes", prédit le bourgmestre. "Il y avait 8 bars à hôtesses, il n’en reste plus que 2. Ces établissements souffrent de la concurrence des nouvelles formes de prostitution qui se sont développées."

Le bourgmestre le rappelle, il n’est pas question d’interdire la prostitution mais de pouvoir l’encadrer au mieux. Or, avec les évolutions récentes du plus vieux métier du monde, la taxe sur les bars à hôtesses était manifestement devenue un frein à cet encadrement.