En 2016, il ne resterait à Mons que deux lignes sur quatre de mini-bus.

La nouvelle ne va pas réjouir les amateurs des bus intramuros gratuits. En janvier, le nombre de ligne sera certainement diminué. Alors qu’il existe aujourd’hui quatre lignes de bus intramuros (gratuits pour les usagers), ce nombre pourrait être diminué de moitié. En cause ? Le budget serré de la Ville de Mons et les économies budgétaires qu’elle doit réaliser.

Lors du conseil communal de ce mardi, l’opposition Écolo, via sa cheffe de file, Charlotte De Jaer, déplore un certain retard dans les négociations à mener avec les Tec Hainaut alors que la diminution du budget alloué à ce service a été validée en mars dernier.

"Les négociations ne vont commencer qu’en septembre alors que les mesures seront effectives en janvier", explique Charlotte De Jaer. "Nous voulons avoir des garanties pour assurer la continuité du service." Et la situation est complexe depuis plusieurs mois dans la cité du Doudou sur le dossier des bus gratuits.

D’abord budgétairement parce que, pour offrir ces quatre lignes de bus intramuros, cela représente un coût de 380.000 € par an pour la Ville de Mons. Ensuite, en terme de mobilité, le dispositif permettait de décongestionner l’hypercentre des bus Tec articulés. Enfin, socialement, depuis 15 ans, les mini-bus ne désemplissent pas et comptent près de deux millions de trajets par an.

"Ce n’est pas parce que les négociations officielles vont commencer en septembre qu’on n’y réfléchit pas depuis plusieurs mois", rétorque l’échevin de la Mobilité, Pascal Lafosse (PS). "L’enveloppe va diminuer de moitié, ce qui nous laissera plus ou moins 180.000 € pour assurer le service. Il est évident qu’avec un budget diminué, nous ne pourrons pas garder le même service. Et je le regrette ! Nous allons revoir les circuits et donner des priorités pour que l’ensemble de la ville soit couvert."

L’idée de ces mini-bus avait pour but de limiter la présence des grands bus qui traversaient la ville. "Nous voulions qu’ils s’arrêtent en périphérie pour éviter de surcharger le centre. Pour cela, il fallait proposer un autre système pour amener les gens. C’était notre système. J’estime que réduire le budget pour ça n’est pas la solution. Encore une fois, c’est au détriment de la mobilité. Nous devons encore trouver la meilleure solution, dans ce nouveau cadre budgétaire, avec les Tec Hainaut". Les négociations, en tant que telles, commenceront à la rentrée.

Mais quoi qu’il en soit, avec ces mesures d’économies, il est certain que le service de bus intramuros gratuits comme les Montois le connaissaient aujourd’hui sera différent l’année prochaine.