Il y aura du changement cette année pour la foire d'automne de Mons. Les grandes attractions habituellement implantées aux Grands Prés prendront place cette fois-ci sur le site Geothermia. C'est le chantier attendu d'Atenor qui justifie ce déménagement. En effet, d'ici peu sera lancée la construction de deux bâtiments de bureaux avec parking sous-terrain en face du Lotto Mons Expo.

Cette année par ailleurs, la redevance que les forains paient pour leur emplacement sera réduite de moitié. La Ville de Mons marque ainsi son soutien à un métier qui a été durement impacté par la crise du coronavirus. "Avec Colfontaine, nous avons été parmi les premiers dans la région à relancer les foires dans nos villages, même si ça n'a pas été évident d'un point de vue logistique, car il a fallu revoir la disposition", rappelle l'échevin Achile Sakas. "La prime communale que nous avons offerte aux indépendants impactés par le confinement s'applique également aux forains dont le siège d'exploitation est basé à Mons", ajoute le bourgmestre Nicolas Martin.

John Beugnies du PTB avait déposé une motion pour supprimer complètement la redevance des forains en 2020. Objectif à moitié atteint. Le parti d'opposition regrette par ailleurs, avec Georges-Louis Bouchez de Mons en Mieux, la délégation de la gestion des foires au collège communal.

"Nous sommes issus des différents villages du Grand Mons, il serait intéressant de poursuivre ces discussions au conseil", a proposé John Beugnies. "Chaque fois que l'on enlève des missions au conseil pour les confier au collège, c'est un peu de démocratie qui s'en va." Dans le même esprit que le PTB, Georges-Louis Bouchez a souligné que la gestion des foires relevait de l'occupation du territoire. "Il n'est pas nécessaire ni souhaitable d'un point de vue démocratique de confier exclusivement cette question au collège."

C'est pourtant bien nécessaire aux yeux du bourgmestre. "La gestion des foires ne fait généralement pas l'objet de polémique. La délégation au collège répond à des questions d'ordre pratique. S'il faut revoir rapidement le calendrier et la disposition des emplacements comme c'est le cas à présent avec le contexte sanitaire, nous souhaitons pouvoir apporter une réponse rapidement. Or, le collège se réunit toutes les semaines alors que le conseil se tient tous les mois. Enfin, le collège est responsable de ses décisions devant le conseil. S'il devait y avoir des difficultés, nous y répondrons", conclut Nicolas Martin.