Des fuites font boire la tasse aux finances de la Régie communale autonome.

Les comptes de la Régie communale autonome (RCA) étaient passés à la loupe lors du dernier conseil communal. L’organe est notamment chargé de l’exploitation d’infrastructures sportives. Et l’opposition de Mons en Mieux n’aura pas manqué de relever que les frais de la RCA ont sensiblement augmenté. C’est l’exploitation du Stade Tondreau qui est pointée du doigt.

"Depuis que le RAQM est sur le site, on voit que les frais ont doublé", note Georges-Louis Bouchez. "Le collège nous avait dit que grâce à un super montage financier, le stade serait rentable. Mais il a fait perdre plus de 122.000 euros à la RCA entre 2017 et 2018."

La structure vieillissante serait devenue particulièrement énergivore. "L’augmentation des dépenses est liée à une utilisation plus importante en eau, en gaz et en électricité du fait d’une activité plus importante sur le site", explique Maxime Pourtois, échevin en charge de la RCA. "Un budget important de 155.000 a par ailleurs été prévu pour réparer les fuites et limiter les dépenses énergétiques. Ajoutons à cela des précomptes qui ont été payés alors que des subsides seront touchés seulement en cours d’année."

Bref, le stade pèse de tout son poids sur les finances de la RCA. Son conseil d’administration s’applique à assainir les comptes et colmater les brèches du Tondreau. Dans ce contexte, il n’est pas prévu d’engager des coûts supplémentaires pour démolir les tribunes T3 et T4 . Pour Mons en Mieux pourtant, ces chancres donnent une mauvaise image de la ville et pourraient finir par poser des problèmes sécurité.

"Il n’y a pas de problème de sécurité, tout est condamné et sécurisé", rassure d’abord Maxime Pourtois. "Déjà lors de l’ancienne mandature, le conseil d’administration de la RCA, où tous les partis politiques sont représentés, avait décidé de ne pas s’engager dans la destruction des tribunes car le coût était évalué à un million d’euros."

Or pour le moment, la majorité estime qu’il y a d’autres dépenses plus urgentes et utiles. "Il y a 8600 places et les deux clubs qui occupent le stade ne remplissent pas tout ça", relève le bourgmestre Nicolas Martin. "Notre priorité, c’est donc de rentabiliser le stade dans sa forme actuelle. Pour l’avenir, la formule idéale serait de trouver des partenaires privés qui veulent développer des projets sur le site avec des bureaux ou des commerces. Cela nous permettrait d’optimaliser le site sans plomber les finances de la RCA."