Les habitants de l’avenue de Jemappes sont en colère et le font savoir. Un accident impliquant cinq véhicules s’est produit ce lundi aux alentours de 17 h 30 mettant le feu aux poudres. Et pour cause, la vitesse excessive est régulièrement pointée du doigt par les riverains mais aucune action concrète n’est pour l’instant mise en place. Bien que les dégâts n’aient été que matériels ce lundi, la situation aurait pu être bien pire si des habitants ou enfants se promenaient dans les environs au moment des faits. La Ville de Mons rassure en indiquant que des aménagements sont prévus à cet endroit.

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Bien qu’aucun préjudice physique n’ait été engendré par l’accident, les dégâts matériels vont poser problème. "La camionnette de travail de mon mari a été déclassée tout comme la voiture de ma voisine. Ils auront donc des problèmes pour se rendre sur leurs lieux de travail pendant un certains temps. Chez VW, on nous informe qu’une voiture neuve ne sera pas reçue avant 2023, il sera donc difficile pour mon mari et ma voisine de s’organiser au quotidien pendant toute cette période", poursuit Prescillia.

Cet énième accident met une nouvelle fois en avant les problèmes de sécurité qui surviennent à cet endroit. "Depuis la création des Grands Près, du rond-point au bout de l'avenue et de la nouvelle sortie d'autoroute Mons Ouest, le trafic a augmenté et une série de chauffards décident de prendre le boulevard latéral à une vitesse bien trop élevée pour éviter le rond-point et gagner au moins 30 secondes", s’exclame Stéphanie, également riveraine de l’avenue de Jemappes. "Hier encore, un accident s’est produit suite à cela. Nous ne trouvons pas normal de laisser cette situation telle qu’elle est actuellement alors que des pétitions et emails ont été envoyés en ce sens. Nous nous demandons donc quand est-ce que la Ville de Mons va enfin arranger les choses."

La Ville de Mons, bien consciente du problème, organisera prochainement une consultation des citoyens afin de déterminer la solution la plus adéquate. Trois options sont envisagées. "L’avenue de Jemappes et les voies latérales sont des voiries régionales, nous devons donc passer par la Région wallonne avant de pouvoir y effectuer des travaux", confie Charlotte De Jaer, échevine de la Mobilité de Mons. "Nous allons donc les relancer pour trouver une issue au problème. Trois options sont envisagées : la mise en place d’un sens unique, le changement de sens de circulation ou la mise en place d’une rue cyclable, limitant ainsi la vitesse à 30 km/h et laissant la possibilité pour les cyclistes d’occuper toute la chaussée. Certaines de ces dispositions risquent d’également ennuyer les riverains c’est pourquoi nous les consulterons avant de prendre une décision. Nous ne resterons, en tout cas, pas sans rien faire."