Mons

Une délégation a remis un mémorandum au bourgmestre Nicolas Martin.

Les infirmières à domicile sont en colère, et elles le montrent. Ce mardi, sur le coup de 12h30, un cortège d'une dizaine de véhicules de la société Aide & Soins à Domicile a mené une opération escargot sur les boulevards montois. Depuis la place Jean d'Avesnes, les voitures ont emprunté à allure très lente le boulevard Albert-Elisabeth, le boulevard Dolez puis le boulevard JF Kennedy avant de monter vers la Grand-Place via la rue de Nimy.

Si une telle action a été menée à Mons, c'est essentiellement pour conscientiser le grand public de leurs conditions de travail actuelles. Les infirmières se plaignent notamment du financement des soins qui ne tient pas compte de la réalité du terrain et crée un manque de moyens criant ; des conditions de travail qui se dégradent ; d'une augmentation de la charge de travail avec des soins de plus en plus lourds, des patients qui sortent plus tôt de l’hôpital ; de la dégradation des systèmes d’aménagement fin de carrière ou encore d'une pénibilité professionnelle spécifique non prise en compte.

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Suite au blocage au sein de la commission paritaire des établissements et services de santé depuis le début du mois d'octobre, un préavis de grève et d’actions à durée indéterminée dans les soins de santé a donc été déposé. Les infirmières de Verviers et de Nivelles ont d'ailleurs déjà débrayé mardi dernier avant d'être imitées par leurs collègues montoises. "Plus que jamais le futur gouvernement fédéral devra tenir compte de cette urgence dans sa déclaration gouvernementale", signale la Centre nationale des employés (CNE).

C'est dans cette optique que les infirmiers et infirmières à domicile montois(e)s mobilisé(e)s ce mardi ont ensuite remis un mémorandum à Nicolas Martin (PS), le bourgmestre de Mons. Toutes les revendications y sont reprises. "L'objectif est que le bourgmestre fasse ensuite le lien avec les autorités régionales et fédérales", explique Aurore Monier, délégué CNE. "Nous aimerions aussi bénéficier d'aides pour le stationnement en ville. Nous perdons énormément de temps à cause de ça."

Le bourgmestre Nicolas Martin et l'échevine de la santé Marie Meunier ont attentivement écouté la petite délégation en précisant notamment que le problème du stationnement allait être étudié avec l'échevin compétent.

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