Alors que les nombres de cas détectés de coronavirus sont repartis à la hausse, les maisons de repos du CPAS de Mons se préparent à affronter une éventuelle deuxième vague. La première avait épargné les deux institutions basées sur le site de Bouzanton et à Havré. Et si le pays s'était déconfiné par la suite, les deux maisons de repos avaient gardé des habitudes saines.

"Différentes mesures spécifiques avaient été mises en place et maintenues depuis le début de la crise", explique Marie Meunier, présidente du CPAS. "Il y a notamment un renforcement de la désinfection des locaux, le port du masque pour les agents, le nettoyage individualisé des chambres, la prise de température du personnel avant le service, le lavage du linge en interne, un cloisonnement entre zones saines et zones à risques ou encore la mise à l'isolement pour 14 jours de tout résident qui quitte l'institution durant plus de 24 heures."

Les dispositifs tels que Skype ou WhatsApp mis en place pour rester en contact avec les proches restent de mise, même si depuis, les visites sont à nouveau autorisées sous certaines conditions. Elles se déroulent dans des espaces aménagés et munis de Plexiglas. Les résidents ne peuvent voir qu'une personne, toujours la même, durant 30 minutes maximum. Les visiteurs doivent porter le masque et se désinfecter les mains. Les activités avec les ergothérapeutes et les kinés ont par ailleurs pu reprendre, en petit groupe.

Si un cas de covid-19 est suspecté, le personnel enfile les protections appropriées avec masque FFP2, surblouse ou encore chaussures de protection. Les résidents suspects sont alors confinés en chambre individuelle, les activités de groupe sont arrêtées et les repas se prennent en chambre.

"Si deux cas de covid venaient à être confirmés, nous fermerions à nouveau la maison de repos et les visites seraient annulées pour tous les résidents", poursuit Marie Meunier. "J'ai déjà eu contact avec des familles qui s'inquiétaient d'une deuxième vague et d'une possible fermeture de nos maisons de repos. Si une telle mesure devait être prise, ce ne serait pas de gaieté de cœur évidemment, mais le but est bien de préserver les résidents. Cependant, les familles qui le souhaitent peuvent toujours venir récupérer un résident. Le retour ne pourra toutefois pas se faire tant que la maison de repos est fermée. Autrement dit, si un résident est repris dans sa famille, il ne sait pas quand il reviendra. Mais nous laissons le choix aux familles."

Pour l'heure cependant, pas de fermeture à l'horizon. Un cas avait été suspecté début de semaine, mais il s'est avéré négatif. Reste à espérer que les mesures adoptées au début de la crise se révèlent toujours aussi efficaces.