Mons Malgré la proposition d’un comité de suivi, les riverains restent fermement opposés au projet.

Une réunion de concertation s’est tenue lundi soir. Autour de la table, des représentants d’IDEA, de la Ville de Mons et des riverains opposés au projet de centrale géothermique dans le parc des Ursulines.

Cette réunion répondait à des dispositions légales. L’enquête publique ayant récolté plus de 25 réclamations, une concertation devait avoir lieu. Techniquement d’ailleurs, elle ne devait porter que sur la modification de la voirie et la privatisation de deux parcelles du parc. Mais difficile de tourner autour du pot sans aborder le fond du problème.

Le fond du problème, c’est le forage de deux puits de 2500m de profondeur pour alimenter en énergie l’hôpital Ambroise-Paré à l’aide d’une centrale géothermique. Le projet a entraîné une levée de boucliers chez les riverains qui craignent des risques sismiques, des problèmes de mobilité liés à l’imposant chantier ou encore une catastrophe industrielle.

"Logiquement, nous ne devions pas parler du fond du projet, mais il y a tout de même eu des échanges sur les inquiétudes des riverains", nous confie un habitant du boulevard Kennedy présent à la réunion. "La Ville et l’IDEA ont tenté de nous rassurer, mais chaque camp reste sur ses positions. Les riverains sont donc bien décidés à utiliser tous les recours possibles, pour que le projet n’aboutisse pas. Nous ne sommes pas contre la géothermie, mais nous pensons que l’endroit n’est pas indiqué."

La proposition d’IDEA n’a donc pas levé de grand enthousiasme. L’intercommunale a en effet soumis l’idée de mettre en place un comité de suivi. "L’idée est de pouvoir réunir les responsables du projet, des représentants de la Ville et des riverains pour avoir un dialogue transparent à chaque étape du dossier", nous explique la porte-parole d’IDEA.

"De notre point de vue, c’est prématuré. Nous restons opposés à ce projet", indique notre représentant des riverains. Pour les opposants à la centrale en effet, il ne faudrait idéalement pas de comité de suivi, car il ne devrait y avoir rien à suivre. Reste à voir s’ils obtiendront gain de cause. La possibilité de les faire changer d’avis semble s’être éloignée pour de bon. La balle est désormais dans le camp du collège communal qui devra remettre un avis dans les prochaines semaines. Ensuite, le fonctionnaire-délégué de la Région wallonne accordera ou pas le permis. Une décision attendue pour fin 2019 voire début 2020.

G.La