Les 400 bougies de la Ducasse de Messines, l'une des plus anciennes manifestations du genre en Hainaut, devront encore patienter. Elles auraient dû être soufflées en mars 2020. Cela n'a pas pu être le cas. Elles auraient pu l'être au printemps 2021. Mais ça ne sera pas non plus le cas. Le conseil d'administration de l'association Royale du Patrimoine et des Traditions de Messines vient d'annoncer sa décision de ne pas organiser d'événement en 2021.

Toutes les activités initialement programmées en 2020 (Ducasse, conférences, visites, géants, fêtes et autres) sont donc reportées en 2022. "Soyez prudents, protégez-vous et protégez les autres, nous sommes certains alors que nous pourrons fêter ensemble le 400ème anniversaire", commente Michel Lepomme, président d'honneur de l'ASBL Ducasse de Messines.

C'est pourtant tout un programme qui était prévu pour cet anniversaire prestigieux. Le quadricentenaire qui aurait dû être fêté en cette année 2020 aurait initialement dû vibré au rythme de dizaines d'événements durant toute l'année : de l'exposition de statues de la vierge à la concentration d'une cinquantaine de géants, en passant par diverses célébrations, visites, conférences, concours...

Mais le point d'orgue de l'année aurait évidemment le week-end de la Ducasse, du 20 au 24 mars. Le quartier de Messines, situé entre la Rue Bertaimont, l'Avenue Jean d'Avesnes et la Place des Martyrs, est pour l'occasion traditionnellement envahi par une foule qui s'étend partout dans le centre-ville. L'événement est rythmé par la brocante, le grand marché aux fleurs et bien évidemment son cortège de géants. Pour revivre cette grande festivité, il faudra donc patienter jusqu'en mars 2022...

La Ducasse de Messines, qui marque le retour du printemps, a pour origine une manifestation religieuse en l'église paroissiale de Saint-Nicolas du faubourg de Bertaimont, à partir de 1620, date de la première mention d'archives. Il s'agissait d'un grand rassemblement de personnes venues en pèlerinage à Notre-Dame

Petit à petit, au fil des décennies, le pèlerinage a perdu de sa ferveur, mais les réjouissances extérieures se sont développées. D'abords installés dans l'église, les marchands d'objets religieux et les quelques étals de fleurs sont sortis sur le parvis. Puis tout le long de la rue de Bertaimont, jusqu'à prendre aujourd'hui les rues avoisinantes. Les divertissements deviennent ensuite nombreux : des bals, des concerts, un concours de fleurs et diverses activités culturelles qui se développent également. Jusqu'à devenir ce grand moment de l'année montoise, 400 ans plus tard.