Les écoles sont loin d'être épargnées par la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus qui déferle sur la Belgique. Si à partir de mercredi, les écoles secondaires passent aux cours à distance, certaines ont déjà pris les devants dans la Cité du Doudou. C'est le cas notamment des Ursulines, mais aussi du Nursing. Les leçons se font par visioconférence. Une soixantaine d'élèves sont toutefois formés encore sur place. Ceux de troisième année vont en effet effectuer leur stage en hôpital. Ceux de deuxième iront en maison de repos.

Du côté des écoles communales, aucun des 32 bâtiments scolaires que compte la Ville de Mons n'a dû fermer ses portes. Mais plusieurs classes ont été mises en quarantaine. "La situation est très différente d'une implantation à l'autre. Quand la direction est confrontée à des cas positifs, elle prend contact avec le centre de santé de la médecine scolaire. Les protocoles sont suivis et conduisent, selon les situations, à la mise en quarantaine de classes", explique Catherine Houdart, échevine de l'Enseignement.

Les absences des uns et des autres peuvent néanmoins conduire au casse-tête. "Si c'est un enseignant qui est mis en quarantaine, il faut pouvoir trouver une solution", poursuit Catherine Houdart. "Tout dépend alors de si l'école a la possibilité de trouver un remplaçant ou pas, voire de répartir les élèves. Mais dans une école par exemple, il y a 5 titulaires sur 12 qui sont absents, c'est impossible d'assurer les cours en présentiel pour tout le monde. Dans ces cas-là, on demande aux parents de garder leurs enfants. Il y a un suivi pédagogique qui est organisé. Et un système de garderie est mis en place pour les parents qui ne peuvent pas garder leurs enfants."

L'échevine de l'Enseignement le reconnait, la situation est difficile. "Nous avons quelque 200 enseignants en primaires. Et 130 en maternelles, en comptant également les puéricultrices. Le taux d'absentéisme est de 24%. C'est difficile. D'autant plus que les enseignants sont en première ligne pour répondre aux inquiétudes des parents et sont eux-mêmes inquiets. La deuxième vague touche toute la société et les écoles ne sont pas des îles coupées du reste. Je pense que le congé prolongé de la Toussaint va leur permettre de souffler un peu. Nous verrons ensuite dans quelles conditions s'effectuera la rentrée. Quoi qu'il arrive, nous nous soumettrons aux circulaires. Pendant le premier confinement, les écoles n'ont jamais fermé. Des cours étaient assurés à distance avec des plateformes en ligne. Et pour ceux qui n'étaient pas équipés, des devoirs sur papier étaient remis."

Pour l'académie de musique, la situation est encore différente. "Avec la direction, nous avons décidé d'annuler tous les cours collectifs jusqu'au 12 novembre. Les cours en petits groupes sont maintenus jusqu'au 31 octobre. Pour la suite, ce sera en fonction des disciplines, en suivant les recommandations de la circulaire. L'académie de musique, c'est des cours de chant, de danse ou de chorale. Pour des adultes ou des enfants. Nous essaierons de garder un maximum d'activités, mais ce sera au cas par cas", conclut Catherine Houdart.