Le MR entend convoquer le président de la zone de secours pour obtenir des réponses

Le feu couve encore dans la zone de secours Hainaut-Centre. Après avoir frappé sur la sécurité à Mons, le MR montois s’attaque maintenant aux services de secours, plus précisément aux nombreux dysfonctionnements dénoncés à maintes reprises par les quelque 700 pompiers qui la compose. Via une motion, qui sera déposée à l’occasion de la prochaine séance du conseil communal de Mons, le MR entend forcer l’agenda.

Au programme ? Convocation du président de la zone (Pascal Hoyaux (PS), demandes de clarification quant à l’existence d’un calendrier, des explications sur la gestion des ressources humaines ainsi que la sollicitation d’un coup de pouce organisationnel auprès de la tutelle administrative à savoir le gouvernement wallon.

"Nous avons été suffisamment patients", grogne Georges-Louis Bouchez (MR). "Cela fait quasiment un an que les pompiers sont venus manifester à l’Hôtel de ville. Ils avaient des doléances, des promesses ont été faites mais, d’après ce qui me revient, il n’y a pas grand-chose qui a avancé."

La dernière turbulence remonte à la semaine dernière lorsque la CSC Services Publics dénonçait le licenciement d’une employée du service financier par la ville de Mons. Le syndicat craignait des règlements de compte politiques. Et c’est sur ce terrain que la zone de secours va être débattue d’ici les prochains jours.

"Absence de règlement de travail, de statut pour le personnel administratif, lenteurs et lourdeurs des mécanismes décisionnels, le manque de matériel logistique et administratif, les allocations de fin d’années payées indûment ou encore les sélections médicales qui ne sont plus assurées,…" énumère la motion des libéraux.

"Le personnel reste dans l’expectative. Des primes sont payées alors qu’elles ne devraient pas l’être. Pourquoi, par exemple, l’ancien commandant de la zone perçoit-il encore une prime d’opérationnalité alors qu’il est détaché à la Province de Hainaut ? Cette prime s’élève quand même à un peu plus de 700 euros net !" , peste le chef de file.

Du côté syndical aussi, un vent de protestation se fait sentir. Une délégation de pompiers va d’ailleurs s’inviter à l’Hôtel de Ville de Mons. La liste de revendications n’est pas encore officialisée mais elle se prépare activement et ce, en front commun.