Le syndicat a manifesté ce jeudi après-midi pour réclamer plus de moyens.

Ils ou elles sont infirmiers, aide-soignants ou encore éducateurs. Ils étaient en première ligne durant la crise sanitaire, et beaucoup les ont applaudis. Mais les applaudissements ne suffisent plus. Ce jeudi après-midi à Mons, la CNE organisait une action pour réclamer de l'argent.

"La crise sanitaire a montré que notre secteur était essentiel à la population, pourtant il manque de moyens", a lancé un responsable de la CNE sur la Grand-Place devant des dizaines de manifestants. "Il faut arrêter de nous applaudir. Ce que nous voulons, ce sont des solutions structurelles."

Le syndicat plaide notamment pour relever les barèmes et améliorer les conditions de travail de nombreuses personnes qui peinent à concilier vie professionnelle et vie familiale. Sur le terrain, les besoins sont manifestes. "Durant la crise, nous avons manqué de matériel. Nous avions l'impression d'être oubliés", témoigne une aide-soignante. "On s'est senti abandonné", confirme un éducateur spécialisé. "Notre travail devait pourtant continuer. Nous n'avions pas des machines que nous pouvions mettre à l'arrêt. La crise a montré que le secteur social jouait un rôle essentiel dans notre société. Il est pourtant dévalorisé par rapport à d'autres secteurs."

La CSC plaide pour un New Deal du secteur non-marchand avant le 21 juillet. L'échéance n'est pas anodine. Au fédéral en effet, un préaccord pour la revalorisation du personnel est en cours de discussion. Mais le syndicat déplore qu'au niveau régional, une rencontre soit fixée au 16 juillet. Beaucoup trop tard selon la CSC. Et John Beugnies qui est venu soutenir les manifestants. "La réunion est prévue après le conclave budgétaire. Si le gouvernement discute avec les acteurs de terrain alors que les chiffres sont déjà fixés, il n'y aura pas beaucoup de marge de manœuvre", commente le député wallon du PTB.

"Il ne faut pas se cacher derrière le fédéral pour ne pas donner au régional. Vous avez remercié les infirmières? Très bien! Mais aujourd'hui, nous voulons des actes", conclut un responsable de la CNE.