Mons

Ils craignent des problèmes de parking plus accrus sur la fameuse avenue en chantier.

L’avenue du Champ de Bataille n’a jamais aussi bien porté son nom pour ses riverains. La grande voirie qui s’étire de Jemappes à Flénu est en travaux depuis sept ans. Alors que le chantier a déjà fait couler beaucoup d’encre, des commerçants flénusiens voient se profiler une nouvelle tuile avec la fin des travaux.

En effet, un muret vient d’être érigé le long de l’église Sainte-Barbe. Pour les commerçants du coin, le calcul est vite fait. Cela fera des places de parking en mois, alors que bon nombre d’automobilistes avaient l’habitude de stationner le long de l’édifice religieux. "À certaines heures, c’est déjà difficile de se garer. Si on supprime des places, ça va être encore pire", prédit une épicière.

Pour Christian Carlens qui tient un centre culturel borain en face de l’église, c’est un nouveau pépin. "Ces travaux nous ont déjà causé beaucoup de tort. Nous en sommes à 70 % de pertes. Nous avons tenu jusqu’ici, mais ça ne va plus pouvoir continuer", soupire l’artiste patoisant. "Ce muret, c’est encore un nouveau problème. Les places sont déjà rares ici. Nous avons une école, des commerces, l’église et notre centre culturel. Le directeur de l’école avait d’ailleurs proposé de créer des places de parking en épi, mais ça n’a pas été retenu."

Le pharmacien du coin se demande lui aussi si le problème du parking a suffisamment été réfléchi. "Il y a deux arrêts de bus espacés de 150 mètres. On aurait pu en garder un seul et créer du parking. Or, ce n’est pas le cas. Et les bordures ont été rehaussées par endroits, ce qui va aussi limiter les possibilités de parking", regrette Xavier Bertiaux.

Ces commerçants ne sont donc même pas sûrs que leur calvaire débouchera sur un mieux. Ils doutent également des délais. "On nous a dit que tout serait terminé à la fin de l’année, mais je ne vois pas comment cela va être possible", commente Christian Carlens. "On ne voit pas beaucoup d’ouvriers sur le chantier, c’est tout de même étonnant", relève Xavier Bertiaux.

Les délais restent pourtant maintenus, indique la Ville de Mons. Fin novembre, les travaux devraient être de l’histoire ancienne. Quant au muret, il vise à établir une rampe d’accès pour les PMR. "Le problème se présente dans tous les chantiers de réfection de voirie. Quand on organise le parking, on supprime le stationnement illicite. Par habitude, certains avaient perdu de vue que ce stationnement n’était pas autorisé", explique la Ville de Mons. "Pour ce chantier, l’avant projet qui a été présenté en réunion citoyenne avait par ailleurs été amendé pour optimaliser le nombre de places de parking."