Gros succès pour la consultation populaire géante lancée par Di Rupo (PS) à Mons

Pari gagné ! La consultation populaire géante mise en place dans la Cité du Doudou a répondu aux attentes des autorités communales, et plus particulièrement, du bourgmestre Elio Di Rupo (PS). Lancée en mai dernier et se poursuivant finalement jusqu’au début janvier 2018, Demain. Mons a suscité l’intérêt des Montois. Au total, ce ne sont pas moins de 850 idées et envies, qui ont été formulées sur la plateforme citoyenne.

La consultation en ligne est un succès. Pour preuve, les chiffres que nous vous révélons ce mercredi. 20.000 sessions ont été ouvertes sur la plateforme. Et surtout 11.802 visiteurs uniques y ont passé en moyenne 3 minutes 42, ils y ont visité près de 100.000 pages. Les Montois ne se sont pas limités à consulter, ils ont aussi proposé des idées, des envies et des souhaits de projets. Ainsi, ce sont 850 idées qui y ont été déposées. À titre de comparaison via le même canal, Liège avait obtenu 1000 idées alors qu’elle est deux fois plus peuplée que Mons.

Dans le top des thématiques abordées et ayant suscité le plus d’intérêts des internautes, on notera la création d’une promenade verte et sécurisée entre Mons et le Grand-Large et la réhabilitation du parc du Waux-Hall pour plus de convivialité. Toujours sur le podium, les Montois ont marqué leur intérêt pour le vélo. Ils sont favorables à une ville cyclable notamment grâce à des liaisons cyclistes entre Mons et la périphérie, par exemple. Ils veulent aussi que leur Cité se dote du premier centre commercial de produits recyclés et de consommation responsable. Les composts urbains, les jardins et potagers collectifs font également partie des thématiques majoritairement "vertes" plébiscitées.

Outre la plateforme, le collège PS/cdH s’était lancé dans des "face à face" avec les citoyens des 19 communes. Vingt et une rencontres citoyennes ont été tenues. De ses échanges, avec au total près d’un milieu de personnes, des thématiques liées à la sécurité, aux travaux, et au cadre de vie sont dégagées. Enfin, une centaine de personnes ont répondu et renvoyé le questionnaire, encarté dans le Mons Mag, avec leurs idées. Celles-ci ont été intégrées à la plate-forme.

Quid de ces résultats ? Le collège PS/cdH et l’administration sont en train d’étudier toutes les propositions. Certaines ont déjà été intégrées au budget 2018 et pourront donc être réalisées au cours de l’année. Les projets de plus longue haleine, qui demandent planification et deniers, sont tracés à l’horizon 2025. "Nous ne braderons pas les propositions des citoyens qui se sont massivement mobilisés pour donner leurs idées", affirme Di Rupo.

La ou les prochaines majorités politiques feront le choix de suivre (ou non) ces lignes citoyennes.


Interview d'Elio Di Rupo (PS) : “Éclairant et positif”

© AVPRESS

- La consultation, bonne ou mauvaise idée ?

“ C’est un exercice de démocratie directe formidable. Quelle que soit la majorité qui sera en place, un certain nombre de suggestions citoyennes pourront être suivies. Mon souhait est que ce travail, émanant d’une implication très forte de la population, soit suivi. C’est toujours très éclairant pour des responsables du gouvernement d‘une cité de prendre connaissance de ce que souhaite la population. ”

- Êtes-vous surpris du succès ?

“Il y a des propositions qui ne manquent pas d’intérêt en termes de réflexion autour de la mobilité ou, par exemple, de l’aménagement du Grand Large. Nous ne sommes pas étonnés mais nous sommes heureux qu’il y ait une prise en main de la responsabilité et de la gestion du bien public. À l’avenir, il y aura toujours l’action de l’autorité communale mais l’action sera davantage conjointe. Je crois très fort que la commune ne doit pas tout faire, on peut aussi travailler avec des associations, par exemple.”

- La confiance du citoyen envers le politique s’est plutôt égratignée…

“ Cela n’a pas été mon ressenti à travers l’exercice. La consultation n’a pas été un déversoir d’agressivité, ni de grossièreté. Je crois que les Montois ont compris qu’il s’agissait d’une opportunité de faire des propositions qui ont du sens. Contrairement à l’air du temps, on a plutôt le sentiment de se rapprocher de la population à travers la création de quelque chose de positif. ”