L'entreprise comptait stocker des produits toxiques, ce qui inquiétait tant les riverains que les autorités communales.

L'administration wallonne devrait remettre dans les prochains jours son rapport sur la demande de permis introduite par Sandermans. Pour rappel, l'entreprise installée à Ghlin souhaite étendre ses infrastructures en érigeant un hangar de stockage. Mais la nature des produits qui seraient entreposés, des hydroxydes, a suscité l'émoi chez de nombreux riverains.

Le collège communal de Mons a d'ailleurs remis un premier avis défavorable dans le cadre de la demande de permis. L'administration wallonne consulte actuellement les autres services concernés et remettra ensuite un rapport au collège communal qui rendra une décision définitive.

Si la procédure suit officiellement son cours, il nous revient que l'entreprise envisage de modifier son projet. Implantée à Ghlin depuis 1922, elle souhaite développer ses activités sans pour autant se mettre à dos les riverains et les autorités communales. Exit les produits toxiques donc, Sandermans stockerait uniquement du matériel sans danger. Une information que nous confirme l'entreprise avec toutes les précautions d'usage, car la demande de permis est toujours en cours.

Mais voilà qui devrait déjà rassurer les nombreux riverains qui s'étaient mobilisés contre le projet d'extension, pointant la nature dangereuse des produits. Une pétition avait recueilli quelque 1600 signatures. L'enquête publique avait par ailleurs fait l'objet de centaines de réclamations. La Ville de Mons n'était pas restée sourde à ces inquiétudes en remettant un premier avis défavorable. Mais l'entreprise aussi semble avoir entendu les craintes et pourrait donc revoir sa copie. L'enjeu reste de taille. Sandermans emploie actuellement une dizaine de personnes. À terme, ses effectifs pourraient doubler si le projet d'extension se concrétise.