C’est une nouvelle qui ne réjouira pas les riverains des villages d’Obourg, Saint-Denis et Nimy qui, depuis 2011, sollicitent une intervention pour mettre un terme aux nuisances sonores subies quotidiennement à proximité de l’autoroute E42. Philippe Henry (Ecolo), ministre en charge de la mobilité, a en effet confirmé à la députée Jacqueline Galant (MR) qu’en l’état, "il n’est pas prévu d’installer de nouveaux écrans sur ces sites sur la période 2020-2026."

Comme pour se montrer rassurant envers les riverains, désabusés par la situation, ce dernier ajoute que "néanmoins, la nouvelle cartographie du bruit routier, dont les résultats sont planifiés pour juin 2022, montrera peut-être la nécessité de renforcer les dispositifs antibruit sur des sites existants."  Une lueur d’espoir en laquelle les riverains ne croiront probablement pas, et pour cause : les panneaux antibruit installés le long de l’autoroute, à hauteur de Nimy, Obourg et Saint-Denis, sont neufs. Nouveau béton, murs plus hauts, propriétés acoustiques plus performantes,... Les panneaux ont été installés lors des travaux de réhabilitation de l'autoroute, mais n'ont pas suffi à faire taire le vacarme du charroi de l'A7.

"Leur efficacité est remise en cause par les riverains", explique Jacqueline Galant. "Les études pour mesurer leur efficacité ont été menées en plein confinement, alors que des travaux étaient toujours en cours sur l’autoroute et que la vitesse était réduite à 70 km/h. Les travaux sont aujourd’hui terminés mais les riverains subissent des nuisances qui dépassent régulièrement les 70 décibels, soit la norme à respecter."

Le ministre de la mobilité a de son côté expliqué que lors des mesures réalisées à hauteur de Saint-Denis en 2020, la vitesse maximale autorisée sur l’autoroute était bien de 120 km/h. "Les mesures ont permis d’établir que les écrans antibruit remplissaient leur rôle. Les mesures réalisées en février 2021 à Nimy, en condition normale de circulation, démontrent là aussi que les écrans répondent aux objectifs fixés lors du dimensionnement, et qu’ils permettent de réduire les niveaux de bruit en deçà des normes définies en Région wallonne."

Pour les tronçons d’autoroute où la vitesse est encore limitée, les mesures seront prises lorsque les conditions le permettront. Des réunions de rencontre avec les riverains auraient dû être planifiées mais n’ont pu l’être, contexte sanitaire oblige. "Elles sont toujours prévues, en concertation avec les autorités communales montoises, dans le but d’exposer le mode opératoire suivi par le SPWMI dans la gestion de ce dossier", précise encore le ministre.

Certains riverains ont déjà pu être informés, soit via des contacts téléphoniques, soit en présentiel, à Nimy, lorsque ceux-ci sont allés à la rencontre des équipes chargées de relever les mesures. À ce stade, la réponse du ministre ne laisse entrevoir que très peu de solutions pour les riverains, rassemblés en collectif, qui font état de nuisances dépassant par moments les 51,6 dB, malgré l’installation des nouveaux panneaux.