Jeudi en fin de journée, les habitants des n° 25 et n° 29 de la rue de la Poterie à Mons n’ont pas pu rentrer chez eux ou ont dû quitter précipitamment leur logement. Le bourgmestre de Mons a pris en urgence un arrêté qui interdit l’accès aux occupants de ces deux immeubles. La raison : la maison n° 27 menace de s’effondrer et met en péril la sécurité des deux bâtisses mitoyennes. Un périmètre de sécurité a été installé et seuls les piétons savent désormais passer par la rue.

L’immeuble n° 27 a été racheté l’an dernier. Ses nouveaux propriétaires y ont entamé des travaux après avoir contacté les services de la Ville au sujet d’annexes situées en fond de parcelle, datant des années 1950. Celles-ci étaient instables et dangereuses. “Ils avaient soumis un rapport de leur architecte attestant du caractère dangereux et sollicitant de pouvoir démonter ces annexes “contemporaines.” Pour éviter tout danger d’effondrement, le Collège avait marqué son accord sur le démontage de ces structures”, indique la porte-parole du Collège de la Ville de Mons.

Les propriétaires devaient, pour le solde des travaux, introduire un permis d’urbanisme. Mais “nous avons constaté en mars 2022 que les travaux entamés avaient couvert largement plus que les travaux de démontage des annexes initialement autorisés.” La Ville a donc demandé au propriétaire de stopper tous travaux tant qu’une demande de permis n’était pas déposée.

Ce qui n’est toujours pas le cas. “Nous sommes totalement catastrophés par l’ampleur des travaux réalisés et le fait que les propriétaires aient poursuivi les travaux sans permis, malgré nos demandes de les stopper.” Un agent du service urbanisme s’est rendu sur place pour dresser un procès-verbal d’infraction urbanistique.

Quant aux voisins, ils devront attendre que le propriétaire du n° 27 et son architecte appliquent différentes mesures conservatoires établies sur base du rapport de l’ingénieur en stabilité. “Une fois l’immeuble sécurisé, nous pourrons envisager la réintégration des gens.” Si le propriétaire du n° 27 ne s’exécute pas, la Ville pourra forcer l’exécution des travaux “aux frais, risques et charges des contrevenants.”