Dans le budget 2022, la dotation communale au CPAS augmente de 4 millions d'euros et s'élève maintenant à 23,3 millions d'euros. Crèches, maisons de repos ou encore services d'aide à domicile ont pourtant été transférés à l’intercommunale du Centre Hospitalier Universitaire et Psychiatrique de Mons-Borinage l'an dernier. Mais pas de quoi soulager les finances du CPAS. En cause, l'explosion des demandes de revenus d'intégration sociale (RIS). Des demandes qui sont passées par moment au-dessus de la barre des 4.000, soit une augmentation de 1.000. C'est un effet concret de la crise covid.

Plusieurs projets sont tout de même à pointer pour l'année à venir. La rénovation et l'extension du centre d'accueil pour les victimes de violences intrafamiliales devraient ainsi se concrétiser en 2022 avec le soutien de subventions régionales. Une enveloppe de 500.000 euros est également prévue pour rénover des logements. Rénovations également pour le site de Glépin et la Cité de l'Enfance. Un budget de 2,8 millions d'euros est en outre inscrit pour le réaménagement des centres d'accueil de jour et de nuit.

Soulignons également la création d'épiceries sociales. Comme les épiceries traditionnelles, elles permettent de dégoter toute une série de produits. Mais les prix sont particulièrement attractifs pour les personnes qui traversent des difficultés. "En collaboration avec le pôle hainuyer, une épicerie sociale va ouvrir dans chacune des deux universités montoises", explique Marie Meunier, présidente du CPAS. "Durant le confinement, de nombreux étudiants ayant perdu leur job, nous avions déjà mis en place en partenariat avec les universités un Student Food Service. Mais la précarité estudiantine reste un phénomène important, d'où l'ouverture de ces épiceries sociales sur les campus."

Deux autres épiceries sociales ouvriront leurs portes courant 2022. Elles seront situées à Mons et Jemappes, à proximité des Greniers aux Trouvailles. Enfin, d'ici la fin de l'année prochaine, une épicerie sociale mobile devrait également faire son apparition sur les routes montoises. "Nous avons prévu un budget de 80.000 euros pour acquérir une camionnette. Elle se rendra sur les places des communes fusionnées du Grand Mons à intervalles réguliers pour permettre au plus grand nombre d'accéder à ce service", conclut Marie Meunier.