Six prévenus comparaissent pour des vols en série et participation à une association de malfaiteurs

Depuis janvier de cette année, le tribunal correctionnel de Mons étudie le dossier mastodonte retenu à charge de six prévenus issus d’une même famille de nomades sédentarisés qui étaient jadis installée sur la route de Wallonie à Ghlin. Certains des habitants du Clos des Hirondelles sont inculpés dans un dossier de vols en série, divers et variés, commis de 2014 à 2015.

Brandon, Antonius, Torino, Fernand, Gaston, Vincent sont âgés de 20 à 32 ans. Trois sont détenus, l’un pour une autre cause que celle traitée depuis un mois devant la chambre correctionnelle de la présidente Bury. Cette famille doit répondre d’une série de vols et de participation à une association de malfaiteurs. Le ministère public s’est appuyé sur un dossier répressif construit grâce à plusieurs mois d’enquête, d’études de téléphonie et, bien sûr, des images des caméras de surveillance.

Cerise sur le gâteau de la substitute Vullo, la perquisition tonitruante diligentée le 26 mars 2015 au Clos des Hirondelles. Descendus en nombre, les enquêteurs ont découvert une véritable caravane d’Ali Baba. Il faut écrire que c’était aussi l’aboutissement de 1.300 heures de boulot. "Grâce aux objets trouvés et aux investigations, pas moins de 82 faits de vols ont pu être élucidés", déclarait à l’époque le parquet.

Ces butins découverts (et saisis) sont, pour le ministère public, issus des vols dans habitation commis dans la région de Mons. Et les objets sont variés : des accessoires de motos, des téléphones portables, des ordinateurs, des électroménagers, des plaques d’immatriculation et des voitures. Au final, devant le tribunal, beaucoup de faits sont tombés à l’eau suite à des non-lieu.

D’ailleurs, à la défense des prévenus, les conseils vont marteler tour à tour "l’absence d’éléments de preuve". L’acquittement généralisé est réclamé, personne n’a balancé, ni avoué. D’ailleurs les traces ADN et la téléphonie sont insuffisantes, selon la défense, pour considérer l’existence d’une association de malfaiteurs. Logique, ils se côtoient. Ils sont de la même famille, propre ou par alliance. Jugement dans un mois.