Ce lundi, il y aura trois ans que la petite Mawda, réfugiée kurde, perdait la vie d'un tir policier dans le cadre d'une course-poursuite entre migrants et forces de l'ordre. Pour rendre hommage à la fillette, un collectif d'association va mener plusieurs actions tout au long de la semaine. Un rassemblement est prévu lundi en fin journée devant le Palais de Justice de Mons, un autre le 25 mai sur la place communale de La Louvière. Jeudi, une conférence en ligne portera sur la politique migratoire.

Pour le collectif, le message est clair: "On n'oublie pas". Sur le plan judiciaire en tout cas, le dossier ne risque pas de tomber aux oubliettes de sitôt. Condamné à un an de prison avec sursis en février dernier, le policier auteur du coup de feu a fait appel. Le Parquet de Mons a fait de même à l'égard du passeur présumé qui avait été acquitté en première instance. Il y aura donc un nouveau procès Mawda.

Mais pour le monde associatif qui s'est fortement mobilisé durant le premier procès, il y a d'autres responsabilités à pointer. "Les principaux responsables de ce drame (et d’autres) ce sont les pouvoirs politiques qui ont armé le bras du policier et décidé des opérations policières de chasse aux migrants et en particulier les ministres NVA du gouvernement Michel. Les gouvernements qui lui ont succédé n’ont pas changé de cap, au contraire, les opérations se sont même développées. Tout ceci enveloppé dans de nouveaux mots", déplore le collectif qui entend bien dénoncer la situation au cours de cette semaine de mobilisation.