La crise sanitaire et les mesures qui l'accompagnent pèsent sur le moral. Les étudiants du supérieur n'échappent pas à la règle, eux qui voient les cours se faire à distance et leurs contacts limités. Upkot, entreprise qui gère des cités universitaires, a donc décidé de proposer une aide psychologique à ses locataires. C'est le cas des étudiants montois qui logent dans les bâtiments à la rue de la Croix-Rouge, sur l'ancien site du commissariat.

Implantée dans plusieurs villes du pays, Upkot a d'abord mené une enquête auprès d'étudiants à Gand au mois de novembre. Le constat est sans appel. "Quelque 381 étudiants y ont participé. Les résultats montrent que le bien-être général des étudiants est assez faible", indique l'entreprise. "Les étudiants ne s’attribuent qu’une moyenne de 5,6 sur 10 en termes de résilience mentale. Plus de 6 participants sur 10 subissent un stress supplémentaire en raison de la situation actuelle. En outre, les contacts avec les amis manquent à 7 répondants sur 10. De récentes informations communiquées dans les médias évoquent des chiffres encore plus mauvais dans les enquêtes menées auprès de l’ensemble de la population étudiante."

Dans la foulée, Upkot a donc proposé une aide psychologique gratuite auprès des étudiants gantois. "Les premiers résultats du projet pilote à Gand montrent que certains de nos étudiants ont effectivement besoin d’un soutien supplémentaire. C’est pourquoi nous étendons le projet à toutes les autres villes où nous sommes actifs", explique Nele Van Damme (co-CEO). "Ce projet fait partie de la mission de notre entreprise qui consiste à créer un impact social et une valeur ajoutée par le biais de nos activités. Par exemple, un coach vit dans chacun des bâtiments d’Upkot afin de rester en contact avec les étudiants résidents et de contacter les différents établissements d’enseignement pour suivre de près les étudiants qui ont des besoins particuliers."

Après Gand, Upkot étend donc son offre d'aide psychologique aux autres villes où elle est implantée, à savoir Mons, Bruxelles, Anvers, Hasselt, Bruges et Courtrai. Les consultations se déroulent en toute confiance entre le thérapeute et l’étudiant concerné. Elles peuvent avoir lieu sous forme numérique, mais des consultations physiques peuvent également être organisées en fonction de l’agenda du thérapeute et de l’étudiant. Une aide qui pourrait être la bienvenue à l'approche du blocus.