C'est une première à Mons, un budget participatif va permettre de financer des projets pensés par et pour les citoyens. 28 dossiers ont été rentrés. Un jury composé d'experts et de citoyens tirés au sort s'est penché sur la recevabilité des différentes propositions. 21 projets entrent ainsi dans la dernière ligne droite.

L'habitat groupé situé dans l'ancien Carmel souhaite faire peau neuve en faisant appel à un artiste urbain qui pourrait réaliser des fresques en concertation avec les habitants (15.000 euros). Un projet dont nous avions déjà parlé est aussi retenu: celui de Jean Mansy qui veut faire parrainer des arbres fruitiers à planter le long de chemins de traverse (3.230 euros). À Harmignies, des citoyens souhaitent aménager l'espace Victor Dejardin pour en faire le cœur sécurisé du village où des activités intergénérationnelles pourront être organisées (28.500 euros).

Un groupe de femmes issues des milieux populaires et dont la plupart sont seules et retraitées veulent mettre en place un Fémi-Troc-Café. L'endroit permettrait de créer du lien entre femmes isolées tout en créant un espace d’échanges de produits de première nécessité (7.000 euros). L’Happy Fami’lie ASBL souhaite mettre sur pied un Humanothèque Festival. Le concept vient de Suède et pourrait voir à Mons une première concrétisation belge. Concrètement, il s'agit de découvrir en 45 minutes le récit de personnes au vécu singulier, qu'elles soient au chômage, en situation de handicap, réfugiées, artistes ou encore issues de la communauté LGBTQIA+ (11.270 euros).

À Saint-Denis, des villageois souhaitent installer un hôtel à insectes. Un geste pour la planète, mais aussi un outil pour sensibiliser la population à travers des fiches explicatives (885 euros). Il y a aussi un projet intergénérationnel qui verrait un auteur montois d'albums jeunesse créer un conte avec des enfants. L'histoire serait ensuite illustrée par des professionnels. Les enfants iraient enfin raconter leur conte dans des maisons de repos (1460 euros). De son côté, la PAC Nimy souhaite mettre en couleur avec les citoyens des pavés, des bordures et autres contremarches. Pas juste esthétique. Des annotations autour des chiffres viendraient également apporter une touche pédagogique et ludique pour les plus petits (1.350 euros).

Des Montois souhaitent créer les Jardins du Pont Rouge, un espace faisant la part belle à la biodiversité, rehaussé de fresques et qui serait aussi un lieu de rencontre et de partage (10.000 euros). Un autre projet entend créer une balade didactique via le Ravel 109 qui relierait le Silex's de Spiennes à l'Amusette, le centre de découverte de l'eau à Mesvin (19.341 euros). À Nouvelles, un circuit balisé de 6 km pourrait voir le jour, jalonné de panneaux informatifs sur chaque point remarquable de la promenade (12.000 euros). À Flénu, des citoyens souhaite redynamiser le parc Sainte-Henriette au pied du terril du même nom avec des aménagements divers comme un potager collectif, des jeux pour enfants ou encore un espace pour pique-niquer (1.500 euros).

À Mons, l'ASBL Compagnons veut servir une fois chaque saison de l'année une soupe gratuite pour permettre aux Montois de se retrouver sur fond d'inclusion (8.000 euros). À Ghlin, les jardins communautaires du Festinoy qui existent depuis 8 ans auraient besoin d'être pérennisés à travers notamment l'installation de clôtures, en matériaux durables évidemment (10.788 euros). À Flénu, la Maison de jeunes veut créer un espace dédié au sport, sécurisé et accessible à tous (36.750 euros). The Brewlab souhaite voir le jour pour créer des bières artisanales directement liées à des projets associatifs locaux (14.000 euros). L'asbl Contrat de rivière Haine aimerait équiper de manière durable un jardin qui connait actuellement un manque cruel en eau (5.000 euros).

Le Montois Christopher Sheridan veut quant à lui développer TwistEarth, un jeu de société qui teste et étend les connaissances générales sur la conservation de la nature et le développement durable (12.000 euros). La Fondation SUSA souhaite créer un local de rencontres entre étudiants, personnes avec autisme et habitants proches de la cité universitaire (3.500 euros). En partenariat avec le CPAS et les Maisons de Quartier, des citoyens veulent fabriquer des composteurs bokashi en organisant des stages (7.8999 euros). Enfin, le comité de Quartier Verapaz Faubourgs à Mons compte 54 membres et étend ses activités. Il aurait besoin d'un espace couvert (1.150 euros).

L'addition pour l'ensemble des projets s'élève à plus de 210.000 euros. L'enveloppe de ce premier budget participatif est quant à elle fixée à 135.000 euros. Les Montois sont donc invités à sélectionner les projets qui seront retenus sur le site Internet www.budgetparticipatifmons.be, auprès de l'administration communale ou dans les Maisons de Quartier. Ce vote populaire pèsera pour 50% dans la balance, le choix du jury fera le reste.