Réunies dans le cadre d’un appel à projets lancé par la Région wallonne autour de la supracommunalité, les communes de Mons et les cinq communes boraines (Boussu, Colfontaine, Frameries, Quaregnon, Saint-Ghislain) pourraient prochainement être rejointes par d’autres communes voisines. Du côté de Jurbise en tout cas, la bourgmestre et présidente de l’arrondissement MR de Mons-Borinage en est désireuse.

À peine lancé, son appel a déjà été entendu. Nicolas Martin (PS), bourgmestre de Mons, laisse en tout cas la porte grande ouverte. "J'ai vu que Jacqueline Galant demandait à se joindre à l'association des communes du Borinage et de Mons, j'en suis ravi !" précise le socialiste. "Tout le monde est le bienvenu."

Et de poursuivre : "Nous avons répondu à l'appel à projet de la Région wallonne avec la volonté de travailler sur des projets en lien avec la dimension urbaine – le bus à haut niveau de service en est un bon exemple – et vu la continuité du bâti entre Mons et le Borinage, cela coulait de source. Mais si d'autres communes, même plus rurales, veulent se joindre à la démarche et à en élargir les objectifs, je suis tout à fait preneur."

Le bourgmestre montois rappelle que l’appel à projets a été largement diffusé et que chaque commune était libre d’y répondre et d’initier un contact avec les communes du même arrondissement. "Nous avons naturellement discuté avec les communes boraines parce que nous avons des problématiques communes, par exemple la politique de requalification urbaine de certaines grands axes, le travail sur l’amélioration du cadre de vie de la population,…"

Quoi qu’il en soit, du côté de Mons, on est donc ouvert à une extension des projets, même si le subside, lui, est limité à 90 000 euros. "C’est très bien de pouvoir travailler ensemble pour fédérer une région, tant que l’approche est constructive et basée sur une volonté de progrès pour la région et les dossiers. Cela a d'ailleurs toujours été mon état d'esprit, puisque je rappelle que j'ai fédéré toutes les communes de l'arrondissement quand les enjeux le justifiaient, pour réagir au schéma de développement wallon qui était défavorable à Mons-Borinage ou pour aider les communes à se fournir en masques au début de la crise, par exemple."