Toujours pas de pacte de majorité suite aux élections communales du 14 octobre

Huit jours, c’est le temps qu’il avait fallu à Churchill, Staline et Roosevelt pour signer les accords de Yalta, en 1945. A Mons ce vendredi, on en est déjà à douze jours sans photo de famille, sans pacte de majorité pour les six années à venir mais aussi sans rupture et sans débordement entre les deux parties négociants. PS et Ecolo à Mons se sont rencontrés une nouvelle fois ce vendredi sur le coup de midi. La rencontre entre les deux délégations a duré plusieurs heures. Le pacte de majorité n’est toujours pas sur la table.

La longueur de ces négociations s’explique par plusieurs facteurs. Citons en vrac, le changement de bourgmestre, la stabilité des forces moins confortable, le potentiel changement de partenaire, une campagne difficile pour tous et sur tous les fronts, l’intérêt des uns et des autres à négocier durement pour assurer six ans (au minimum) de collégialité et aussi, n’en doutons pas, faire baisser le thermostat dans les différents camps.

Résultat ? Il était pressenti un accord ce vendredi avant la semaine des congés de Toussaint. Sauf quel les deux partis doivent convoquer leurs instances et qu’ils n’annonceront rien sans l’aval des leurs. Ce qui signifie aussi que ce qui se trame en comité restreint ne sera pas forcément une mince affaire pour obtenir l’accord des bases d’affiliés. De part et d’autre, on répète que les négociations avancent, qu’elles sont constructives, que le calendrier n’est pas figé,… Pas faux, ils ont jusqu’au 3 décembre. Et contrairement à d’autres villes, personne n’a (encore ?) claqué la porte.

D’après nos informations, vendredi, les délégations PS et Ecolo ont négocié sur de thématiques comme l’urbanisme, le logement et la culture. “Tout se passe bien”, confirme Nicolas Martin pour le PS. “Nous devons finaliser nos notes au cours de la semaine prochaine.” Niveau timing, il est désormais plutôt question du milieu de la semaine après les vacances de Toussaint, soit durant la semaine du 5 novembre. 

Autrement dit, samedi, c’est rebelote pour une partie de négociations.