Frappé par la maladie de Charcot, Dominique doit faire face à une situation financière désastreuse.

Sous respirateur, incapable de se déplacer, de bouger, de parler, Dominique Vandervecken, 50 ans, est prisonnier de son corps. Mais son esprit et son mental n’ont pas changé depuis que la maladie de Charcot (SLA) l’a touché voilà plus de deux ans. Ancien informaticien programmeur pour la Commission européenne, Dominique s’est retrouvé foudroyé par cette dégénérescence musculaire presque du jour au lendemain.

Depuis lors, lui et sa famille vivent un véritable cauchemar. En plus de devoir affronter cette maladie qui ne lui assure plus qu’une à trois années de survie, ces Sonégiens résidants à Neufvilles doivent faire face à des problèmes financiers interminables. À commencer par les médicaments. "Sur 500 euros de frais à la pharmacie, l’assurance-maladie grave ne rembourse qu’environ 10 %", regrette Mira Cosic, la compagne de Dominique, qui a décidé de crever l’abcès en témoignant de ses problèmes. "Seuls les médicaments qui traitent réellement la maladie sont remboursés. Alors qu’en réalité, il n’y a aucun vrai traitement pour cette maladie… Les antidouleurs, antidépresseurs ou encore l’eau oxygénée ne sont donc pas remboursés."

Ce n’est évidemment pas tout. Il faut ajouter les autres nombreux frais (ambulances, loyer et factures habituelles) ainsi que les dettes dont l’Inasti (il était indépendant) et les impôts pour près de 20.000 euros. "On a été obligé de vendre la plupart des objets de valeur que l’on avait. Il me reste encore 12.000 euros à payer pour les lois sociales. Je ne sais pas comment je vais faire… J’ai déjà du mal à acheter de quoi manger", témoigne Mira.

Aujourd’hui , Dominique et Mira vivent avec 2.500 euros par mois (il en perçoit 2.000 de la mutuelle, elle en reçoit 500) mais dépensent pour plus de 2.800 euros. Un trou se crée donc de jour en jour. La solution aurait pu venir des allocations pour personne handicapée octroyées par le SPF Sécurité sociale. "En juin 2016, nous avons fait la demande pour recevoir ces allocations. En 2017, nous n’avons rien reçu. Fin décembre dernier, soit 19 mois plus tard, nous avons enfin reçu leur réponse… Nous avons droit à 6,80 euros par mois (82,36 euros/an)… C’est honteux ! J’ai pleuré pendant deux heures en apprenant la nouvelle. Quelle facture je peux payer avec ça ?" Le calcul a en réalité été effectué sur base des revenus de Dominique en 2015 lorsqu’il était indépendant et qu’il gagnait bien sa vie (Il a été indépendant pendant une année). "Mais tout cet argent est dépensé depuis bien longtemps pour les frais de sa maladie…"

Dominique et Mira espèrent désormais un coup de pouce du destin pour que cela change "et que Dominique puisse vivre dignement ses derniers mois."