Mons

Le bourgmestre réagit aux mesures annoncées par le ministre Koen Geens.

Des travaux de rénovation pour certaines cellules, le traitement des punaises et l'engagement de personnel supplémentaire, voilà les mesures annoncées par le ministre Koen Geens pour la prison de Mons. Pour le bourgmestre Nicolas Martin qui a déjà alerté sur l'état catastrophique de la prison, c'est un pas dans la bonne direction, mais c'est loin d'être suffisant.

"Compte tenu de l'état de la prison et des difficultés rencontrées par le personnel, il est essentiel que ces engagements puissent être tenus dans les plus brefs délais", commente Nicolas Martin. "La situation est dramatique avec des punaises, des rats et du manque de personnel dans une infrastructure inadaptée. Ces mesures d'urgence sont donc nécessaires, mais il faudra aller plus loin. Il faut dès maintenant engager la réflexion pour que le gouvernement fédéral apporte dans son prochain master plan des solutions structurelles."

Rénover la prison de fond en comble ou en construire une nouvelle ailleurs? "J'ai une préférence pour la construction d'une nouvelle prison, mais il faut en tout cas s'attaquer au fond du problème", poursuit le bourgmestre. "Toutes les prisons du pays ont été rénovées ou reconstruites, sauf celle de Mons qui date du 19e siècle. C'est une question de sécurité publique. Actuellement, le personnel travaille dans des conditions déplorables. Par ailleurs, si on veut que les détenus aient un minimum de chances de réinsertion, on ne peut pas laisser les choses comme ça. Personne dans la société n'a intérêt à ce que les détenus posent plus de problèmes à leur sortie qu'à leur rentrée. La prison de Mons est une bombe à retardement, il est temps que le gouvernement fédéral s'en préoccupe."

Le bourgmestre indique qu'il ira en début d'année à la rencontre de la direction de la prison, du personnel et des syndicats, pour s'assurer que les premières mesures annoncées par le ministre ont bien été mises en œuvre.