Lors du dernier Conseil national de Sécurité du 23 septembre, le ton était encore à l’assouplissement avec notamment la fin de l’obligation du port du masque en extérieur. La liberté était toutefois laissée au bourgmestre de maintenir l’obligation ou pas. À Mons, après avoir consulté la cellule communale de sécurité qui réunit divers acteurs concernés par la crise sanitaire, Nicolas Martin décidait de ne pas faire marche arrière sur le port du masque.

"La tendance n’était pas bonne, comme dans toute la Belgique," rappelle Nicolas Martin. "Si Mons n’est pas la plus touchée cette fois-ci, la situation s’est avérée plus critique dans les hôpitaux qui nous entourent, que ce soit dans le Centre, le Borinage ou le nord de la France, si bien qu’il nous paraissait insensé de donner des signes de relâchement."

D’ailleurs, mardi, à l’issue du comité de concertation, les autorités fédérales adoptaient un ton résolument différent du dernier conseil national de sécurité. L’épidémie est toujours en hausse et des mesures plus restrictives ont été annoncées. À Bruxelles, on a même décidé de fermer les bars et les cafés.

Et à Mons ? "Les chiffres étaient en dents de scie ces dernières semaines. On a constaté une hausse, mais pas une tendance lourde", indique le bourgmestre qui reçoit le nombre de nouveaux cas chaque jour et qui consulte également les hôpitaux montois. "Les chiffres communiqués ce jeudi indiquent en revanche une forte dégradation. À voir si cela sera confirmé les prochains jours. Je suis en tout cas préoccupé par cette évolution, nous devons tous redoubler de vigilance."

Le rebond de l’épidémie n’épargne pas l’administration. "Dans certains services, un quart du personnel est touché ou placé en quarantaine. Les contaminations viennent souvent de l’extérieur, mais nous devons nous adapter au sein de l’administration. Je demande à la population de faire preuve de compréhension par rapport aux délais. Il est probable que nous retournions à un système avec des prises de rendez-vous obligatoires."

La foire d’automne et le marché de Noël restent conditionnés à l’évolution de l’épidémie. "Nous n’allons pas agir dans la précipitation. Nous allons consulter les forains pour voir comment nous pouvons combiner l’organisation de l’événement avec les dispositions sanitaires. Pour le marché de Noël, nous travaillons également à une formule allégée. Nous avons déjà prévu de supprimer les chalets horeca. Évidemment, si la situation se dégrade encore, il faudra prendre d’autres décisions."

Nicolas Martin en appelle à la bonne volonté de tous les Montois. "Nous avons tous un rôle important à jouer contre la propagation du virus. Nous n’allons pas mettre un policier derrière chaque citoyen pour vérifier qu’il respecte bien les mesures. J’en appelle au civisme de chacun, il faut garder le cap de la vigilance pour ne pas faire courir de risques aux plus vulnérables et pour que nous puissions tous retrouver rapidement une vie sociale et économique normale. D’autant plus que les fêtes de fin d’année approchent", conclut le bourgmestre.