Solidarité. C’est le mot d’ordre qui circule depuis ce vendredi, alors que le gouvernement fédéral annonçait une nouvelle fermeture des cafés et restaurants belges. Pour le secteur horeca, déjà en souffrance, il s’agit d’un nouveau coup de massue. Aujourd’hui, les restaurateurs s’organisent en proposant une fois encore des plats à emporter ou à livrer.

Pour les aider à s’offrir davantage de visibilité, la page Facebook « Mons – Les restos montois » reste accessible. Créée en mars dernier, lors du premier confinement, cette dernière regroupe désormais pratiquement 5600 membres. "La page a été repartagée dans d’autres groupes ce week-end. Conséquence, 600 nouveaux membres l’ont rejointe depuis vendredi", explique Guillaume Soupart, à l’initiative.

"On constate que les restaurateurs sont plus rodés à l’exercice, qu’ils savent comment organiser leur service take away. En mars dernier, ils étaient hésitants et incertains, ce qui était logique. Certains n’avaient pas osé se lancer et réorganiser leur activité. Ils pouvaient encore compter sur quelques réserves. Aujourd’hui, la situation est différente. C’est une deuxième fermeture en quelques mois."

Lorsqu’il avait créé la page Facebook en mars dernier, le conseiller communal de Mons en Mieux avait un seul objectif en tête : offrir de la visibilité aux professionnels du secteur actifs sur l’entité montoise afin de leur venir en aide. Aujourd’hui, il reste inchangé. "Je n’avais pas fermé la page à la levée du premier confinement parce que je la trouvais utile. C’est un répertoire intéressant des bonnes adresses de Mons."

Et de poursuivre : "J’ai moi-même découvert de très nombreux établissements de Mons et du grand Mons grâce aux publications. J’espérais cependant que la seconde vague dont on parlait tant ne resterait qu’une légende urbaine et que la page ne devrait pas reprendre sa fonction initiale : informer la clientèle de ce que les restaurateurs mettent en place pour tenter de survivre." Plus d’une centaine d’établissements sont désormais répertoriés sur la page.

"Ce lundi matin, j’ai également publié un récapitulatif des exploitations agricoles et comptoirs fermiers de la région. On n’y pense pas toujours mais eux aussi sont durement touchés : sans restaurants, ils n’épuisent pas leurs denrées de la même façon." Avis aux amateurs de produits de qualité et aux adeptes du circuit-courts, donc.