En novembre dernier, le secrétaire d'Etat à la Régie des Bâtiments Mathieu Michel annonçait que 80 millions € seraient débloqués pour permettre la construction d'une nouvelle prison à Mons. Mais cette annonce n'a pas vraiment été suivie d'éléments concrets. C'est ce qu'il ressort d'une nouvelle question parlementaire formulée par Eric Thiébaut (PS) au ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open-VLD).

"Il me revient qu'aucun accord politique n'a été conclu au sujet du financement d'une nouvelle prison à Mons, malgré l'urgence et les conditions déplorables dans lesquelles coexistent les agents pénitentiaires qui y travaillent et les détenus qui y vivent. Dans ce contexte, aussi bien le bourgmestre de Mons que l'Auditorat du travail menacent d'adopter carrément une mesure de fermeture si aucune avancée concrète n'est actée", explique le député, qui interroge: la prison de Mons est-elle incluse dans le prochain masterplan de financement des infrastructures?

Dans sa réponse, le ministre reconnaît que la prison de Mons se trouve "en très mauvais état. Par conséquent, je suis évidemment favorable à son remplacement par une infrastructure plus moderne, dans laquelle une vision plus contemporaine des conditions de détention sera plus aisément applicable."

Mais dans sa version actuelle, le masterplan ne prévoit toujours pas de nouvel établissement à Mons. "En tout cas, j'espère que mon collègue viendra bientôt vous présenter une modification du masterplan, comprenant l'installation de la nouvelle prison montoise", conclut le ministre Van Quickenborne, invitant ainsi son collègue de la Régie des Bâtiments à terminer ses devoirs.

Une réponse qui laisse sur sa faim le député Eric Thiébaut, qui ne voit aucune avancée concrète dans ce dossier, et qui entend bien continuer à mettre la pression en interrogeant prochainement Mathieu Michel. "Les choses doivent bouger beaucoup plus vite", conclut-il. Si la gestion des prisons relève du ministre de la justice, pour l'entretien, la rénovation ou la construction de nouvelles infrastructures, c'est le secrétaire d'Etat en charge de la Régie des Bâtiments qui est responsable.