Du vin à Nouvelles ? Le terrain recèlerait des éléments archéologiques

Les vignes verront-elles le jour sur le coteau de la Malonne ? Le projet de vignoble avait semé la panique dans le petit village de Nouvelles, à Mons, où les riverains craignaient la plantation de vignes aspergées de pesticides à proximité de leurs jardins.

Il fallait en outre s’assurer que le terrain, proche du site archéologique du Silex’s, ne recèle pas de trésors enfouis. Cet été, le SPW Patrimoine a ainsi effectué une étude du sol. Et il nous revient aujourd’hui que des éléments dignes d’intérêt ont été repérés sur une parcelle. Pas de quoi faire tomber le vin montois à l’eau pour autant. Le promoteur devrait plutôt revoir le projet à la baisse.

Il était initialement prévu d’investir un terrain de 7 hectares, à raison de 5.600 pieds par hectare. L’agenda prévoyait également de préparer le sol durant l’hiver 2017-2018 pour une plantation au printemps 2018 et de premières vendanges durant l’été 2019. Reste à savoir si l’agenda sera tenu.

D’après nos informations, un permis devrait bientôt être introduit auprès des autorités montoises. Le projet de vignoble devra alors entamer un parcours du combattant tant les objections s’annoncent nombreuses. En effet, la demande de permis donnera suite à une enquête publique. C’est le moment qu’attendent les riverains pour se manifester, officiellement.

Les habitants les plus proches du village redoutent en effet le projet qui leur a été présenté au printemps dernier. En cause, des pieds de vignes situés à proximité des jardins. Or, on annonce une viticulture raisonnée. " On ne pulvérise pas les vignes si ce n’est pas nécessaire, mais on les pulvérise beaucoup au besoin, nous résumait un habitant du village. C’est une culture intensive qui cache son nom. "

Depuis que le projet leur a été présenté en avril, les riverains restent dans l’expectative. " Nous avons entendu dire que le SPW pourrait mener des études complémentaires. Et la semaine dernière, un courrier de la ville de Mons nous annonçait que le dossier était toujours en attente ", indique un des riverains. Affaire à suivre.