Le long de l'A7, à hauteur d'Obourg, de Nimy, de Maisières et de Ciply, de nouveaux murs antibruit ont été érigés dans le cadre du chantier de rénovation de l'autoroute. Ces dispositifs étaient censés mettre fin au calvaire sonore subi depuis longue date par les riverains. Pourtant, selon les principaux intéressés, la situation n'est pas meilleure, voire pire.

Le SPW et le ministre Henry ont déjà été interpellés sur le sujet. Mais ils renvoient aux mesures effectuées sur place et elles confirment que le niveau sonore de 70 db en journée et de 60 db la nuit n'est pas dépassé. Autrement dit, les nouveaux murs antibruit remplissent leur fonction.

Ce n'est pas ce que ressentent les riverains. Aussi, pour tirer l'affaire au clair, la Ville de Mons va commander sa propre étude pour mesurer le niveau de nuisances sonores dans les villages concernés.

Au cours des derniers mois, le bourgmestre Nicolas Martin et l'échevin des Travaux, Stéphane Bernard, sont allés à la rencontre des nombreux citoyens impactés par le bruit de l’autoroute pour approfondir la maitrise du dossier. Une réunion avec les différents responsables régionaux wallons, complémentairement aux rencontres de terrain, s'est par ailleurs déroulée à l'initiative de l'échevin des Travaux qui travaille sur ces plaintes depuis plusieurs mois.

"Les échanges avec les riverains nous ont permis de prendre connaissance au mieux de ce dossier", indique Nicolas Martin. "C’est une problématique que nous comprenons et que nous prenons très au sérieux. Aussi, le Collège a décidé de commander une analyse contradictoire à celle du SPW/MI (service Mobilité et Infrastructures de la Région wallonne) afin de vérifier d’une part que les normes sont bel et bien respectées et d’autre part, de doter la Ville d’arguments complémentaires dans ses discussions avec le SPW."

Un auteur de projet pour cette étude sera prochainement désigné. Le dialogue avec les riverains de l’autoroute E42 et du R5 sera maintenu tout au long de cette étude tant attendue. "Cette situation doit trouver une issue favorable et acceptable. Bien que cette compétence ne soit pas communale, ce sont les citoyens montois qui subissent cette situation pour le moins intenable", complète l'échevin des Travaux Stéphane Bernard.

Il est assez rare qu'une commune entreprenne ce type de démarches. Mais du côté de la Ville de Mons, on explique que le jeu en vaut la chandelle au regard des nuisances rapportées par les riverains.