Mons Opaline Meunier s’explique et s'excuse après la polémique sur l’incendie de Notre-Dame.

Elle voulait dénoncer les travers de l’"émocratie", cette tendance démagogique surfant les émotions populaires. Elle s’est finalement heurtée à la "twittature", cette forme de totalitarisme 2.0 qui jette à la vindicte des internautes le moindre faux pas à la bien-pensance. Opaline Meunier s’est attirée un bad buzz lundi soir en relativisant l’incendie de Notre-Dame de Paris et en rappelant qu’il y avait d‘autres drames dans le monde.

© Capture d'écran

Commentaire retiré quelques minutes plus tard, tant il avait déchaîné des réactions virulentes. Opaline Meunier aurait même reçu des menaces de mort ! Les incendies de la cathédrale et de la Toile éteints, la jeune Montoise a accepté de nous préciser ses propos, tout en présentant ses excuses.

"Mes propos d’hier ont blessé certaines personnes et j’en suis vraiment désolée, je présente mes excuses sincères à ceux qui ont été affectés par mes propos", indique Opaline Meunier. "Notre-Dame de Paris est un patrimoine historique et culturel absolument incroyable, c’est le symbole de combats en faveur des exclus de notre société."

La démocrate-humaniste ajoute qu’elle a voulu interroger maladroitement le traitement médiatique réservé à des événements qui ont eu lieu loin de chez. "C’est ce qu’on appelle le mort au kilomètre : au plus les événements ont lieu loin, au moins ils attirent notre attention", poursuit Opaline Meunier. "En tant qu’humaniste, cette réalité m’interpelle très fort. En particulier, je suis extrêmement touchée par le sort de milliers de petites filles yézidies vendues pour 6 euros comme esclaves sexuelles ou encore des milliers d’enfants qui meurent de la famine au Yémen chaque jour dans une presqu’indifférence."

Et la Montoise de conclure qu’elle reste convaincue que la mobilisation peut faire changer les choses, son combat politique se nourrissant de cet espoir. "Mais je l’ai exprimé maladroitement."