La conseillère de MEM se fait le relais d'une initiative de Think Pink pour sensibiliser au cancer du sein.

Mons, ville rose? C'est le souhait d'Opaline Meunier. La conseillère de Mons en Mieux ne souhaite pas faire de la Cité du Doudou une Toulouse du Nord, mais elle se fait le relais d'une initiative de l'association Think Pink pour sensibiliser la population au cancer du sein.

"Think Pink propose aux villes de devenir symboliquement des villes roses", explique Opaline Meunier. "L'objectif est de lutter contre le cancer du sein. En pratique, chaque ville, en fonction de ses caractéristiques et de ses moyens, a toute la latitude pour décider des actions à mettre en place. Mais l'idée est de pouvoir renforcer la sensibilisation."

Et l'enjeu est de taille. "Le cancer du sein touche une femme sur huit en Belgique. Et chaque jour, sept femmes perdent leur combat contre le cancer du sein", rappelle la conseillère. "Nous savons pourtant que plus le cancer est dépisté tôt, plus le tôt de rémission est important. Mais il y a encore du travail. Le taux de participation au dépistage du cancer du sein organisé par le CCR, le Centre communautaire de Référence pour le dépistage des cancers, est à moins de 10% en Wallonie. C'est pourquoi Think Pink s'est fixé comme objectif ambitieux de diminuer de moitié le nombre de victimes du cancer du sein à l'horizon 2028."

Pour atteindre cet objectif, toutes les forces doivent être mobilisées. L'association propose donc aux villes et communes d'apporter leur pierre à l'édifice. "Namur a par exemple déjà le label ville rose", indique Opaline Meunier. "J'espère que Mons adoptera aussi cette motion, car c'est un problème qui touche les femmes et leurs proches au-delà des clivages politiques. Nous perdons des femmes, des mères et des sœurs à cause de ce tueur qui pourrait être évité. Il est par ailleurs dans les missions de la Ville d'informer sur la santé. Des actions symboliques peuvent être menées. Ça peut même aller plus loin, comme l'organisation d'une course pour récolter des fonds en faveur de la recherche. Je reste ouverte à toutes les modalités, mais je suis convaincue de la nécessité de travailler avec Think Pink."