Mons en Mieux dénonce l’immobilisme du collège. L’échevine Charlotte De Jaer voit rouge !

Le Plan communal de mobilité censé mettre de l’ordre sur les routes, une malédiction à Mons ? Durant la précédente mandature déjà, ce fameux plan avait été annoncé à maintes reprises et reporté autant de fois pour finalement ne pas voir le jour. Un nouveau est en préparation, mais Mons en Mieux s’impatiente.

"Alors que le nouveau collège est en place depuis plus d’un an, l’échevine Charlotte De Jaer nous l’avait promis pour janvier, puis février. Et finalement, il n’y a toujours rien", lance Georges-Louis Bouchez. "La mobilité fait pourtant partie de notre top 3 des priorités. Selon le dernier classement de TomTom, Mons est devenue la deuxième ville la plus embouteillée en 2019."

Pour dénoncer cette situation, les élus de Mons en Mieux menaient une action ce matin en distribuant des tracts en différents points sensibles de la Cité du Doudou. Ils présentent par ailleurs une motion au conseil communal. "Nous avons une opposition constructive et nous venons avec des propositions", poursuit le chef de file de Mons en Mieux. "Les parkings de délestage doivent aller de pair avec des sites propres pour les bus. Nous pensons qu’il faut réfléchir une décentralisation de l’administration pour désengorger certains quartiers. Nous proposons également des heures d’ouverture décalées pour les écoles afin que tous les parents n’arrivent pas en même temps. Nous voulons aussi instaurer des rues scolaires."

Mons en Mieux plaide par ailleurs pour des aménagements favorisant la mobilité douce et les transports en commun. "Mais le collège n’est pas assez actif auprès du SPW. Il n’y a rien de prévu dans le plan quinquennal de la tutelle pour les infrastructures, aucune demande d’intervention du collège", pointe François Colette.

De son côté, Charlotte De Jaer s’agace des sorties de Mons en Mieux. L’échevine de la Mobilité reconnaît que le Plan communal de Mobilité a pris du retard pour des raisons techniques. "Mais cela ne nous empêche pas d’avancer sur toute une série de points", précise Charlotte De Jaer.

En revanche, l’échevine réfute catégoriquement un manque de contacts avec le SPW. "Nous multiplions les réunions avec la tutelle et de nombreux projets montois sont inscrits au plan quinquennal. Nous sommes à 12 millions d’euros d’investissements avec notamment la volonté de réaménager les grands axes qui entrent dans Mons. On peut avoir un débat de fond, mais lancer des mensonges pareils, c’est totalement scandaleux."

Et sur le fond justement… "Bon nombre de mesures que propose Mons en Mieux sont reprises de notre programme et certaines sont déjà effectives", poursuit l’échevine. "C’est le cas des bus en site propre par exemple. Pour les heures décalées dans les écoles, c’est déjà le cas, nous en avons discuté avec les différentes directions. Mais ça ne résout pas tout. Enfin, sur l’idée de décentraliser l’administration, c’est une aberration en termes de mobilité. C’est préférable de concentrer ce genre d’activités pour développer les transports en commun et aménager des pistes cyclables plutôt que de se disperser dans tous les sens."

Enfin, Charlotte De Jaer rappelle que la dernière étude TomTom est largement influencée par les travaux sur l’autoroute. "Si l’on tient compte uniquement des voiries communales, le taux d’encombrement est passé de 22 à 28 %, comme à Liège ou à Namur", conclut Charlotte De Jaer qui, avec les attaques de Mons en Mieux, aura vu rouge comme un bison futé lors d’un départ de grandes vacances.