Alors qu'une vague de froid sévit toujours sur la Belgique, des chaudières ont choisi le plus mauvais moment pour faillir à leur devoir. Il faisait glacial ce matin à l'école du Ponton à Cuesmes. Et ce n'est malheureusement pas la première fois que le chauffage fait défaut. Si bien que des parents ont décidé de ne pas laisser leur progéniture dans l'igloo qui leur sert de classe.

"Je partage la colère des parents, car ce n'est pas la première fois que nous avons des problèmes avec cette chaudière. J'avais d'ailleurs envoyé un courriel avant-hier pour demander qu'un ouvrier passe le matin afin de s'assurer que le chauffage était en route", explique Catherine Houdart, échevine de l'Enseignement. "La chaudière date de 2008, elle n'est donc pas si vieille. Mais il y a déjà eu quatre pannes depuis le mois janvier, dont deux qui s'expliquent parce que l'interrupteur avait été débranché par une société privée qui effectue des travaux dans l'école. Ici, c'est le brûleur qui doit être remplacé. Ce sera fait pendant les vacances pour ne pas déranger les cours. En attendant, le chauffage a pu être relancé une fois de plus. Certains parents ont laissé leurs enfants, d'autres les ont repris et d'autres encore les ont ramenés à l'école en cours de journée, quand il faisait plus chaud. Je comprends tout à fait les désagréments que ça cause. Mais le problème va pouvoir être réglé."

À l'athénée provincial Jean D'Avesnes, ce sont près de 600 élèves qui ont été priés de rebrousser chemin ce jeudi matin. "Quand la directrice est arrivée à l'école, il faisait à peine 10 degrés", explique le député provincial, Pascal Lafosse. "Les services provinciaux sont venus sur place et ont pu localiser le problème. C'est une cabine haute tension qui avait sauté. C'est réparé depuis, mais le temps de chauffer le bâtiment, nous avons préféré renvoyer les élèves chez eux pour une journée de cours en distanciel. Vendredi, tout le monde pourra regagner l'école comme prévu."