La situation ne s'est pas vraiment améliorée pour les riverains des villages d'Obourg, Saint-Denis et Nimy. Ils subissent le vacarme de l'autoroute A7 au quotidien. D’anciens panneaux antibruit ont pourtant été remplacés, d'autres nouveaux ont vu le jour là où il n'y en avait pas. Mais loin d'être satisfaits, les riverains se sont organisés en collectif pour demander au SPW de revoir sa copie.

En commission du parlement wallon, le député John Beugnies a rapporté leurs doléances. Ils réclament notamment de nouvelles mesures acoustiques, des précédents tests ayant été réalisées en plein confinement, lorsque la circulation était réduite et la vitesse toujours limitée à 70 km/h en raison de travaux sur l'autoroute. "Quand de nouvelles analyses vont-elles être effectuées? Comptez-vous rencontre les riverains", a demandé John Beugnies à l'adresse du ministre Philippe Henry.

Un ministre qui a rappelé que des mesures avaient été réalisées en 2020 dans la zone de Saint-Denis et qu'elles avaient permis de conclure "que les écrans remplissaient leur rôle". Philippe Henry est toutefois conscient que les plaintes des riverains sont loin d'être apaisées. Le SPW est déjà en contact avec eux et son cabinet est en train d'instruire la question. Pour Nimy, la messe n'est pas encore dite. "Les travaux ont été terminés en décembre 2020, mais n'ont pas encore pu être réceptionnés vu les conditions climatiques. Il faudra attendre le printemps et nous pourrons alors effectuer des mesures techniques qui permettront de vérifier la méthode de calcul ayant servi à établir la dimension des panneaux", a indiqué le ministre.

Une rencontre devrait par ailleurs se tenir, mais aucune date n'a encore été fixée. "Le dossier est en cours d'instruction pour mieux comprendre les difficultés rencontrées par les riverains et déterminer les causes de leur insatisfaction", a ajouté Philippe Henry. "Le SPW est disponible pour expliquer les démarches entreprises pour les dimensions des panneaux et les vérifications techniques. Néanmoins, à cause de la pandémie, cette réunion citoyenne n'a pas encore pu être organisée. Elle le sera dès que possible."

John Beugnies espère que le ministre ne restera pas sourd à la polémique des murs antibruit. "Les riverains ne demandent pas grand-chose. Certains travaillent parfois toute la journée dans le bruit et il est normal qu'ils aspirent à un peu de tranquillité quand ils rentrent à leur maison."