À peine dévoilé, le projet de construction d’un vaste champ de panneaux photovoltaïque flottants à Tertre suscite déjà de vives inquiétudes. Plusieurs riverains ont d’ailleurs lancé une pétition pour s’y opposer, ce qui n’a manqué d’attirer l’attention de la députée Jacqueline Galant (MR), qui a souhaité aborder le sujet ce mardi en commission de l’environnement.

La ministre compétente, Céline Tellier (Ecolo), a de son côté précisé que plusieurs projets relatifs à l’installation de champs photovoltaïques en milieu terrestre ou aquatiques avaient été introduits ces dernières années. "La mise en service de la première centrale photovoltaïque flottante en Belgique a eu lieu en 2017 à Geer (province de Liège, NdlR)", rappelait encore Céline Tellier.

"Chaque projet d’implantation doit faire l’objet d’une étude d’évaluation des impacts sur base de ses caractéristiques et du milieu concerné. Mon administration met actuellement en place un groupe de travail afin de définir les éléments à prendre en compte en matière d’agriculture, de ressources naturelles ou d’environnement."

Les riverains d’ores et déjà opposés au projet saint-ghislainois ont mis en avant plusieurs éléments (nuisances sonores et visuelles, génération d’un champ magnétique, dévaluation de l’immobilier pour les voisins directs du lac), dont la destruction de la faune. "Pour établir l’impact de panneaux flottants sur la biodiversité, plusieurs groupes d’espèces vivantes doivent être étudiés, dont principalement les oiseaux d’eau, les invertébrés aquatiques et le phytoplancton."

Cette analyse de risque portera sur plusieurs éléments, à savoir « la perte de surface d’habitat, l’émission de lumière polarisée amenant les oiseaux et insectes à confondre les panneaux avec l’eau libre, et les éventuelles modifications de conditions physico-chimiques du plan d’eau. » En d’autres mots, de nombreux points devront être étudiés avant qu’un permis ne soit délivré à l’auteur du projet, la SCRL Tertre Innovation Solaire.