La rentrée universitaires sera exceptionnelle à Mons. Cette année, on ne croisera pas d'étudiants vendeurs de bics ou de groupes de baptisés dans les rues de la Cité du Doudou. Pas plus que de soirées dansantes dans les locaux gérés par les cercles étudiants. L'UMons et les associations estudiantines ont en effet pris la sage décision de reporter les baptêmes au deuxième quadrimestre, soit pas avant février 2021. Et sous réserve que les conditions sanitaires le permettent à ce moment-là.

"Je tiens à souligner l'énorme sens des responsabilités de nos quatre cercles étudiants qui organisent des baptêmes", commente le Professeur Marc Labie, premier vice-recteur de l'UMons. "Notre conseiller aux affaires étudiantes a déjà eu des échanges avec eux avant les vacances scolaires. Et au vu de la situation, il a été décidé dans un premier temps de reporter les baptêmes au deuxième quadrimestre."

Déjà au printemps, l'université montoise avait interdit l'organisation d'événements festifs sur ses sites. Cette mesure a été reconduite pour le premier quadrimestre. "Mais le plus important, c'est ce qui se fait dans la pratique et que ces événements n'aient pas lieu. Pour cela, nous sommes heureux que les organisations étudiantes aient accepté ce choix. Nous leur en sommes reconnaissants parce que c'est l'un des enjeux de cette rentrée."

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Quid dès lors de l'effet de sociabilisation nécessaire à la vie de tout étudiant ? Des alternatives sont actuellement à l'étude. "Les associations estudiantines réfléchissent à l'organisation d'activités qui, dans le respect des règles sanitaires, contribueront à une intégration réussite de nos étudiants", insiste Marc Labie. "Car il n'est pas simple pour un jeune étudiant de débuter ses études dans un tel climat. Or, la dynamique d'intégration inclue souvent des événements festifs qui ne pourront pas se tenir."

"Danser les uns à côté des autres, ce n'est pas possible dans le contexte actuel."

Il pourrait par exemple s'agir de projections de films suivies de débats ou de tout autre activité respectant les règles sanitaires. "Nous attendons des propositions dans les semaines à venir. Mais ce que l'on veut absolument éviter, ce sont les événements festifs pour lesquels les épidémiologistes mettent en garde. Boire des verres, se les passer de main en main, danser les uns à côté des autres, ce n'est évidemment pas possible dans le contexte sanitaire actuel."

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