Mons

Les campagnes électorales sont lancées. C’est également le cas pour le Parti populaire, représenté dans la région par Ruddy Waselynck, conseiller communal à Frameries. En présence de Luc Trullemans et de Mischaël Modrikamen, président du parti, les élus du PP ainsi que leurs sympathisants se réuniront, ce vendredi soir, dans un café bien connu de la commune boraine.

Un café, faute de mieux, puisqu’il y a quelques semaines, le PP avait fait la demande d’occuper un local au Pass. Une demande qui leur avait été refusée par André Cremer, l’actuel directeur de la société coopérative.

Si, pour les élus du PP, il s’agit d’un déni de démocratie, ce sont surtout les raisons invoquées qui sidèrent André Waselynk. "Il nous explique que nous ne partageons pas les mêmes valeurs démocratiques. Pourtant, j’ai été élu comme les autres. Notre programme a été réalisé par et pour les citoyens. Nous avons fait 8 % des votes, mais pour eux, cela ne compte pas."

Le conseiller communal crie tout simplement au complot. "J’ai mis mon doigt là où ça dérange. J’en ai marre des petits toutous socialistes. Ils imaginent avoir la pensée unique. Ils ont tout simplement peur de la montée du PP et des autres petits partis. Ils se rendent compte que les gens commencent à en avoir marre du PS."

Lors du dernier conseil communal, le bourgmestre, Jean-Marc Dupont (PS), s’était montré solidaire de la décision du Pass, rappelant néanmoins que "la gestion des locations des salles n’est pas liée au conseil d’administration. Il ne s’agit pas d’une décision de notre parti politique".

Les motivations affichées par le Pass dans une lettre sont pourtant claires. "Le Pass a développé une éthique fondée sur l’apprentissage de la vérité scientifique dans le respect des valeurs démocratiques notamment en favorisant un large accès à tous, quelles que soient leurs origines. Manifestement, les thèmes retenus par le PP ne peuvent s’associer à notre projet et à nos valeurs."

Le président du CA , Thierry Vanderheage, tient d’ailleurs à mettre les choses au clair. "Nous avons de grosses difficultés d’accueillir un parti dont le président soutient publiquement Marie Le Pen. Le PP tient aussi souvent des propos à caractère haineux, c’est pour toutes ces raisons que nous leur avons refusé la location."