Que va devenir le Passage du Centre, cette grande galerie commerçante de 3.000 m2 qui s'étend en plein centre-ville, mais qui a été fermée par les autorités communales il y a un an pour des raisons de sécurité? Toujours pas de fumée blanche à l'horizon pour annoncer une quelconque reprise ou le moindre projet immobilier. Le Passage du Centre est toujours dans l'impasse. Pourtant, sa vingtaine de copropriétaires va se voir un peu plus acculée.

Dans le courant de l'année prochaine devrait frapper en effet la taxe sur les immeubles inoccupés. 68 euros du mètre courant la première année, 186 euros la deuxième et 300 euros la troisième. Les montants ont été revus à la hausse par le collège communal pour faire bouger les choses dans le piétonnier. L'artère reprend vie, elle a même enregistré des records de fréquentation. Mais il y a encore des cellules vides, chancres inlouables alors que des enseignes veulent s'installer à Mons. Le collège entend donc remuer les propriétaires.

Mais pour le Passage du Centre, la situation est quelque peu différente. "Tout le monde est d'accord pour vendre, mais ça ne bouge pas", se désole Cécile Ciccarelli, l'une des copropriétaires. "J'ai pourtant frappé à toutes les portes. Nous sommes d'accord pour désigner un administrateur qui jouera le rôle de relais entre les copropriétaires, la Ville de Mons et d'éventuels acheteurs. Ce sera plus simple pour faciliter les démarches. Mais le tout doit être validé par une assemblée générale. Or cette assemblée, ça fait un an qu'on l'attend. On nous l'avait promis pour septembre, mais il n'y a toujours rien."

Au-delà des milliers d'euros qu'il faudra allonger, la taxe sur les immeubles inoccupés risque donc de faire très mal. "Nous sommes bloqués, je ne comprends pas cette stratégie. Ça va plonger certaines personnes dans des situations catastrophiques", poursuit la copropriétaire. "J'ai sollicité la cellule des investisseurs, mais la Ville de Mons ne veut pas intervenir en expliquant qu'elle ne peut pas se mêler d'affaires du privé. Il faudrait que les autorités aient une démarche plus proactive, en réunissant les différents acteurs pour établir le dialogue. Ce n'est quand même pas dans son intérêt d'avoir une galerie fermée. Mais tout ce qu'on a, c'est le bâton. Je ne souhaite cela à personne."