Mons L’ancien bourgmestre souhaite créer sa propre liste

Les révélations concernant l’abus de pouvoir dont a fait preuve Lucien D’Antonio (PS) en faveur de son oncle, résident en Italie mais réinscrit en Belgique afin de ne pas devoir s’acquitter de la taxe sur les immeubles inoccupés, arrive à point nommé pour ses adversaires politiques.

À commencer par Patrick Piérart, destinataire des courriers et documents accablants. "À la vue de l’enveloppe et de l’écriture, j’ai immédiatement compris qu’il s’agissait d’un courrier anonyme. Mais je n’aurais jamais pu imaginer ce qu’elle contenait avant de l’ouvrir", nous expliquait-il lundi. "Les bras m’en sont tombés."

Aujourd’hui, le conseiller communal de l’opposition s’en remet à la justice et à la ministre des Pouvoirs locaux mais se penche aussi sur son avenir politique. "Je dois bien reconnaître que mon image n’a pas été des plus positives ces dernières années. Le temps faisant, la vérité à mon propos est révélée. Certains semblent souhaiter que je sois candidat aux élections communales d’octobre."

Une demande à laquelle Patrick Piérart devrait répondre favorablement. "En toute honnêteté, je pensais annoncer, le 13 avril prochain, que je me retirais de la politique. Le courrier reçu ce week-end remet tout cela en question." Dans ce dernier, les rédacteurs disent "ne plus vouloir que nos impôts servent à payer les honoraires d’avocats pour défendre les décisions de D’Antonio" et se disent désormais convaincus de l’innocence judiciaire de Patrick Piérart.

"Les documents qui m’ont été transmis ne datent pas d’hier. Ces personnes, qui sont probablement internes à l’administration communale, ont donc constitué un dossier qu’elles avaient jusqu’ici gardé. Que ne leur a-t-on pas raconté à mon sujet ces dix dernières années ? Le fait qu’elles veuillent aujourd’hui m’aider dans mon combat politique me fait chaud au cœur. Je n’exclus d’ailleurs pas la possibilité d’obtenir d’autres documents ou témoignages."

En attendant que la lumière soit faite sur ce dossier, le Colfontainois souhaite s’atteler à la constitution d’une liste. "La population s’interroge sur l’avenir de notre commune. Je souhaite créer un mouvement au-dessus de la logique des partis pour travailler dans l’intérêt des citoyens. Si je parviens à réunir des candidats motivés, qui partagent mes objectifs, alors je serai candidat. Dans le cas contraire, j’irai élever des chèvres en Lozère !"